Bonne nouvelle !

Article paru en mars 2003

bouton-bleuA priori, pas de quoi se réjouir… Une étude américaine de grande envergure vient de mettre en évidence de manière irréfutable des faits bien inquiétants. Ce que l’on pouvait supposer est maintenant vérifié : notre organisme stocke durablement les substances toxiques que nous ingérons, et pas les moindres : furanes, métaux lourds, dioxines, pesticides… Sur 201 produits chimiques recherchés, 167 ont été retrouvés dans le sang et les urines des volontaires comme vous et nous qui se sont prêtés à ces coûteuses analyses. Une bonne part de ces substances étant officiellement cancérigènes, toxiques pour le cerveau et le système nerveux, à l’origine de malformations à la naissance et autres réjouissances…

“Quand on cherche, on trouve”, résume sobrement François Veillerette, le président du MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) qui nous a fait parvenir ces informations.

En quoi ces résultats peuvent-ils constituer une bonne nouvelle ? Pas sous l’angle du cynisme, bien sûr. Ni de la dérision (quoi que…).
Ils constituent tout simplement la première source de données scientifiquement chiffrées en la matière. Et nous connaissons la chanson : pas de sciences, pas de crédibilité. La science, cet outil neutre lorsqu’il est correctement utilisé, se retourne donc contre ceux qui s’en réclament abusivement et confirme les craintes des joyeux allumés pessimistes qui osaient supposer, sous les dénégations moqueuses des tenants de la doctrine officielle, que l’on s’intoxique en mangeant et respirant.

Le véritable travail d’information peut donc commencer. Libération et le Figaro reprendront certainement le dossier. Un jour. Puis ce sera Envoyé Spécial qui nous terrorisera sur France 2, et enfin TF1 qui nous fera pleurer…

Quant à nous, chers amis, réjouissons-nous dès aujourd’hui et propageons gaiement la bonne nouvelle : nous sommes tous bourrés de pesticides, youpiiii !

JM