Qualité de notre saumon bio : les faits

Initialement publié en octobre 2014

Rappel

Le problème est connu depuis longtemps : beaucoup de poissons – notamment les plus gras, comme le saumon – concentrent des substances indésirables issues de diverses pollutions. Les médias se font à juste titre l’écho de cette problématique.

Fait plus récent, le saumon d’élevage bio a également été mis en cause. On regrettera que les lanceurs d’alertes manquent de nuances dans leur interprétation et montrent du doigt de la même manière des poissons contaminés par de mauvaises pratiques, en aquaculture conventionnelle, et ceux qui subissent les mauvaises pratiques des autres, en bio.

Quoi qu’il en soit, poissons d’aquaculture conventionnelle comme bio concentrent également des pollutions environnementales qui n’épargnent aucun site, bien qu’elles affectent chacun à des degrés divers, du fait de la sélection d’emplacements plus ou moins favorables.

Que faire de ces informations ?

Satoriz se doit de justifier ses choix auprès des clients qui lui font confiance. Nous sollicitons donc régulièrement nos fournisseurs afin d’obtenir des analyses qui confirment par leurs résultats l’intransigeance dont ils font preuve quant à l’emplacement du lieu d’élevage, tout comme des techniques d’élevage.

saumon42014 chez Satoriz, une logique de contrôle poussée à son maximum

Cette année, nous avons poussé cette logique de contrôle au maximum en faisant réaliser des analyses sur l’ensemble de nos provenances et sur la totalité des contaminants répertoriées concernant le saumon. Remercions nos producteurs et fournisseurs Barthouil, Herens et Vitafrais pour leur implication totale dans cette démarche exigeante et coûteuse.

Quelles sont les provenances de nos différents saumons ?

A la marque Herens :
– Le saumon sauvage Sokeye, pêché en Alaska
– Le saumon d’élevage des Iles Shetlands (Ecosse)

A la marque Barthouil :
– Le saumon d’élevage de Norvège

Qu’avons-nous cherché ?

Nous avons cherché l’ensemble des molécules polluantes répertoriées de type pesticides, antibiotiques, métaux lourds, dioxine et PCB. Le laboratoire indépendant Wessling fut chargé des analyses, début septembre 2014.

Qu’avons-nous trouvé ?

Pour bien comprendre les résultats, voici quelques notions préalables :

– L’élevage du saumon bio répond à des pratiques très strictes d’aquaculture, sévèrement contrôlées. C’est une contrainte qui s’applique aux moyens mis en oeuvre. Mais il n’y a pas de normes spécifiques au bio concernant les analyses de polluants sur les saumons bio. Il n’y a donc pas d’obligation de résultats autres que ceux qui relèvent de la législation européenne, qui concerne toutes les formes d’aquaculture, bio ou non.

– Les laboratoires quantifient précisément ce qu’ils trouvent. Pour interpréter les résultats, il convient de se référer aux seuils maximum autorisés par le règlement. Il se peut que la substance recherchée ne soit pas trouvée, ou alors à des seuils inférieurs à ce que la science sait quantifier : on dit alors qu’elle est “non détectée”.
Sur l’ensemble des pesticides, antibiotiques et métaux lourds recherchés sur les trois provenances de saumon proposées par Satoriz, aucune substance n’a été trouvée à des seuils significatifs : soit les taux sont extrêmement bas, soit les substances recherchées sont “non détectées”.

Le cas des dioxines et PCB

Les dioxines et PCB constituent des polluants industriels problématiques. Ils sont parfois anormalement concentrés, comme en mer Baltique, ou souvent très dilués, comme partout dans le monde. L’émission télévisée Envoyé Spécial avait fait un focus particulier sur ces substances, en soulignant leur dangerosité. L’indicateur le plus fréquemment utilisé dans ces catégories est le résultat d’une addition des quantités détectées sur plusieurs de ces contaminants. On obtient ainsi un total qui doit être comparé aux normes en vigueur. Sur les trois provenances de saumon proposées par Satoriz, ce total est d’un ordre équivalent à vingt fois moins que la norme autorisée. Un résultat que l’on peut qualifier de très satisfaisant.

(Pour comparaison, Suédois et Finlandais ont une dérogation réglementaire particulière qui les autorise à commercialiser temporairement chez eux des saumons présentant un taux supérieur à la norme. Dans un tel contexte, on comprend mieux les recommandations de consommation modérée).

Quelles conclusions tirer de cette démarche ?

– Nous ne pouvons pas généraliser à l’ensemble des producteurs bio ce que nous avons vérifié sur nos seuls fournisseurs, sélectionnés. Mais contrairement à ce qui s’est dit, la norme bio sur le saumon semble valider une différence de qualité considérable !

– La confirmation du fait que nos saumons sont parfaitement recommandables est une bonne nouvelle. Doit-on pour autant se réjouir d’être un petit havre de paix dans la tourmente ? Essayons aussi d’oeuvrer pour que la tourmente s’apaise, la généralisation de l’aquaculture bio ne pouvant qu’y contribuer.

JM