Pesticides, le piège se referme

Initialement publié en septembre 2003

pesticidesAvoir un “avis” sur la dangerosité des pesticides n’est pas une bonne chose. Car un avis est subjectif et se forge au grès des informations glanées, se peaufine en fonction de l’humeur et ne peut tenir lieu de vérité, même temporaire.
Faire l’effort de cumuler les résultats des recherches entreprises partout dans le monde est une toute autre démarche : modeste dans l’intention, considérable par le travail qu’elle demande, irréfutable quand à la validité des données recueillies.

François Veillerette s’est livré à cette tâche en passant au crible plus de 300 études internationales publiées sur le sujet. Autant dire tout de suite qu’on n’en retire par la même impression qu’à la lecture des revues de consommateurs ayant largement travaillé sur 20… échantillons.
Ce livre n’est pourtant pas un pavé et se lit fort agréablement, si tant est que l’on puisse trouver du plaisir à prendre connaissance d’informations pas très rassurantes. Mais le propos est constructif et combatif, il incite dans ses conclusions à la réflexion, et pourquoi pas, à l’action.

“On nous cache tout, on nous dit rien”, chantait Dutronc. “J’y pense et puis j’oublie” ?

JM