L’urucum

Initialement publié en juin 2000

urucumSi les Portugais, lorsqu’ils débarquèrent au Brésil, appelèrent ”peau rouge” les Indiens qu’ils rencontrèrent, c’est qu’ils avaient vraiment la peau rouge. Et s’ils avaient vraiment la peau rouge, c’est qu’ils l’enduisaient d’urucum. Si les Indiens s’enduisaient la peau d’urucum, c’est que ça avait un intérêt : ça les protégeait du soleil et des moustiques. Et si l’urucum protégeait vraiment les indiens du soleil et des moustiques, il peut vous en protéger également !

L’urucum est un petit arbuste qui pousse en Amazonie, et c’est la poudre de son fruit qu’on utilise. Il contient beaucoup de Provitamine A naturelle (le béta-carotène : 100 fois plus que dans la carotte !) et de Sélénium, qui agissent comme antioxydant et anti-radicaux libres. Ingéré, il stimule la mélanine et prépare bien la peau au soleil. En usage externe il active le bronzage. En poudre ou en tablette, il permet d’illuminer le relief du visage de touches cuivrées très chaudes et authentiques.
Le très fort pouvoir colorant de l’urucum est donc utilisé en cosmétique, mais aussi en cuisine. Les Indiens s’en servaient pour colorer la nourriture dans le riz, le court-bouillon du poisson, du poulet… On peut l’employer avec les pâtes, le quinoa, la semoule ou tout autre féculent.
Vous pourrez grâce à lui égayer vos mayonnaises ou aïoli, l’incorporer à une sauce salade, jouer des couleurs pour rendre vos plats plus personnels, plus vivants. Tout le contraire de la manière dont l’industrie alimentaire utilise les colorants : comme un leurre.

L’urucum est une épice fine et discrète qui respectera le goût de vos préparations.

JM