Les élixirs floraux du Docteur Bach

Initialement publié en janvier 2004

Une approche personnelle, au-delà d’un doute

bouton-roseLes élixirs floraux ont le vent en poupe. Ces remèdes doux à nos maux sourds recueillent l’adhésion fidèle de femmes et d’hommes qui ont choisi cette aide simple et efficace pour surmonter des problèmes émotionnels souvent complexes et parfois durablement installés.

Efficaces, avons-nous écrit ? C’est l’objet de ces quelques pages. Non pas que nous ayons la prétention d’apporter un éclairage définitif sur des résultats qui ne sont pas statistiquement quantifiables, par définition : il serait bien maladroit et vain de vouloir valider par des chiffres une action qui est présentée comme étant subtile, différente selon chaque personne et dont l’efficacité est étroitement liée à la capacité de chacun à se rendre réceptif, à s’ouvrir, à se remettre en cause. Ce serait employer un bulldozer pour rechercher des assiettes de porcelaine sur un site archéologique… Notre but est plutôt d’envisager que le doute est possible, pour la bonne raison qu’il ne nous est pas étranger… Nous ne pourrions avoir le culot de faire connaître une pratique sans mentionner qu’elle ne nous a pas toujours convaincus.
Ces propos n’engagent que leur auteur. Merci d’excuser les maladresses provocatrices d’une démarche souhaitée honnête.

L’avocat du diable…

Riches d’une histoire longue de soixante-dix ans, les élixirs floraux nous furent présentés pour la première fois il y a une quinzaine d’années, à une période où il commençait à être de bon ton de faire cas d’une démarche analytique entreprise avec son psy. Citons pour exemple les excellents films de Woody Allen qui présentaient des anti-héros étalant douloureusement leur mal de vivre, rythmé par d’interminables années de confidences sur le divan… Autant dire que les solutions au mal-être apparaissaient comme étant longues, exigeantes et pas forcément agréables. Mais v’la ti pas qu’on nous amène des flacons contenant l’élixir magique qui prétend soulager ces maux en trois fois quatre gouttes par jour, avec une logique d’une naïveté confondante : il y a trente huit types d’états émotionnels répertoriés, voici trente huit flacons pour y remédier. Imparable, pour celui qui n’en rit pas…

Que contiennent en effet ces flacons ? Des traces de plantes. Déjà rarement nocives à l’état pur, on imagine volontiers qu’en calquant la démarche sur l’infinitésimal propre à l’homéopathie, elles ne pourront être que bénéfiques… Traces de plantes intégrées à une eau de rosée, histoire de mieux signifier la pureté virginale de la démarche. Et comme il est reconnu que les tréfonds de l’âme sont proches de l’enfer et que l’on n’appâte pas Satan avec des loukoums, on adjoint à la préparation la goutte de cognac qui redonnera un aspect canaille à un tableau par ailleurs un peu trop parfait. Bien sûr qu’on grossit le trait, mais ce décryptage maléfique nous semblait alors être un contre-argument à la hauteur de ce qui pouvait facilement apparaître comme une imposture. Nécessaire vigilance, semble-t-il, dans un milieu où le charlatanisme n’est pas absent.

Puis nous avons essayé de comprendre la logique qui sous-tend l’utilisation de ces élixirs floraux : leur usage permet d’éviter des médications chimiques plus lourdes et pas forcément dénuées d’effets secondaires ; médications qui ne traitent, par ailleurs, que les symptômes, sans en rechercher les causes. Est-ce que le simple fait d’énoncer un tel discours, parfaitement admis aujourd’hui, suffit à valider l’alternative que sont les élixirs floraux ? Certainement pas. Quant à la réponse que constituent ces remèdes, n’est-elle pas elle-même encore plus symptomatique… que la plus symptomatique des médecines symptomatiques ? Expliquons-nous : répertorier trente-huit états émotionnels et prétendre les apaiser en y faisant correspondre autant de flacons différents nous semble relever d’une logique causaliste un peu trop simpliste, qui n’a rien à envier dans la démarche aux prescriptions mécanistes dénoncées par les défenseurs même de ces élixirs floraux.

Autant de remarques qui habitaient l’esprit pour le moins rétif d’une personne qui se défend pourtant d’être purement rationaliste, mais qui n’arrivait pas à ne pas être agacé par le côté naïf d’une mode qui s’annonçait comme le pansement illusoire d’une époque difficile. Et qui ne pouvait s’empêcher de sourire à l’écoute du florilège d’expressions convenues et un peu chochottes que l’on finit toujours par entendre lorsqu’un cador de la psychologie express aborde le sujet en évoquant complaisamment son « vécu », « son ressenti », la « réalisation du soi » et autres concepts tout terrain de la profondeur préfabriquée… juste avant de vous vendre un flacon ! Le discours n’est pas garant d’efficacité, et les domaines qui concernent les maux de l’âme, tellement douloureux, méritent plus que tout autre qu’on les aborde avec rigueur.

Restait un détail pour le moins important : l’avis de ceux qui ont essayé ces élixirs…

Vers une conversion ?

L’avocat du diable est repu… Après s’être délecté de sa supposée vigilance intellectuelle, il a vomi sa peur du nouveau, s’est gargarisé de son immobilisme… mais n’a pas fait son boulot : celui d’écouter avant de plaider. Plus qu’un détail… Qu’en pensent en effet ceux qui ont recours aux élixirs floraux ? Le plus grand bien, souvent. Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour ne pas tenir compte des expériences qui vous reviennent – certes de manière diffuse et non pas statistique – mais qui finissent par surprendre même les plus réticents, dont nous fûmes… Vous souhaitez des exemples ? « Je connais un gars, dont l’ami a une copine… » Non… Nous ne nous livrerons pas à un catalogue de témoignages non vérifiés, non vérifiables et dont le côté compilateur, concernant des états personnels et intimes, manquerait singulièrement de dignité. Mais le fait est que le bouche à oreille fonctionne, parce que ça marche…

Nous essayerons plutôt de donner quelques pistes qui permettent, tant bien que mal, d’expliquer un phénomène pour le moins étonnant. S’il est clair que le besoin de savoir et de comprendre est une des caractéristiques de l’homme, il n’en est pas moins vrai que nous sommes également des sujets capables d’intuition qui s’éloignent trop souvent de ce pouvoir fréquemment bâillonné. Voici là un des éléments que nous croyons avoir compris dans la démarche du Docteur Bach : les fleurs et plantes qu’il a choisies nous ramènent à des messages que nous envoie la nature et que les druides savaient percevoir, comme les anciens, parfois, les animaux, également, mais les hommes et femmes du vingt et unième siècle, plus rarement… À défaut d’explication, cette vision des choses conforte la validité des choix qui ont été faits pour corriger nos déséquilibres émotionnels. On ne peut en effet nier que le fonctionnement même de la nature est basé sur ces petits signes que « s’échangent » végétaux et animaux, ainsi que l’a démontré Jean-Marie Pelt. Une abeille saura reconnaître instinctivement la fleur qui sera bénéfique à la ruche. En la choisissant, elle participera à la pollinisation qui rend possible sa reproduction. Sans qu’elle en ait la moindre conscience. Un exemple parmi des milliers que l’on rapprochera d’un propos du Docteur Bac en personne:

« Nous pouvons nous souvenir que nous n’avons besoin d’aucun conseil, d’aucun enseignement, si ce n’est celui qui vient de l’intérieur. Chacun de nous peut apprendre à se guider sur cette sorte de boussole intégrée. C’est ainsi que les hirondelles ont appris à survoler l’océan »*

Il nous faut évoquer d’autres pistes pour assouvir nos intellects assoiffés de justifications compréhensibles : elles se réfèrent toutes à un univers dit « subtil », décrit depuis de nombreux siècles par des personnalités aussi éminentes que l’alchimiste Paracelse, le pluridisciplinaire et génial Goethe, le fondateur de l’homéopathie Hanneman ou le créateur des méthodes bio dynamiques Steiner. Il existe des forces qui régissent notre monde, invisibles et inconnues de la science officielle mais dont certaines expressions sont parfaitement repérables. S’il faut en présenter une, on retiendra celle que la technique dite de « cristallisation sensible » permet de révéler. Cette technique rend possible la visualisation de l’énergie vitale d’une plante, d’un aliment ou d’une médication. On ne sait l’expliquer, mais on constate que cette énergie est d’autant plus importante que la substance a été produite d’une manière lente et respectueuse des forces de la terre et du cosmos. Comme les élixirs floraux. Cette énergie se révèle à l’image par une harmonie supérieure de la cristallisation. De quoi dérouter bien des esprits obtus. Nous-mêmes ? Mais non, mais non…

Quant à la démarche que nous supposions tout aussi symptomatique que les soins qu’elle prétend dénoncer, elle ne se présente pas réellement ainsi. La question étant posée, réponse nous fut donnée : l’élixir floral agit comme une clé qui permet d’entrevoir la porte de sortie, ou plutôt l’entrée dans un nouvel état émotionnel. Il ne s’agit donc pas d’un remède miracle, mais d’une opportunité. La clé ayant été donnée, le véritable travail de changement peut alors commencer.

Mais voilà des arguments qui passent encore par la caution intellectuelle, par la compréhension… Et l’intuition, dans tout ça ? Et l’expérience personnelle ? Si nous refusons d’empiler des témoignages lointains, nous terminerons par contre en évoquant une situation vécue de près : un enfant souffrait de vives terreurs nocturnes depuis de longs mois. Particulièrement angoissantes et difficiles à vivre pour lui, elles finissaient également par rendre intenable pour ses parents l’interminable période du coucher. À court d’imagination quant aux solutions à apporter, sa mère se résolut à lui administrer un élixir qui lui fut conseillé. En trois prises, l’enfant s’en trouva totalement apaisé et ses terreurs ne se manifestèrent plus jamais. Au-delà de la satisfaction d’avoir soulagé, la force des faits serait-elle si terrible que nous hésitions à les relater ? Quant à l’auteur même de ces quelques pages… quel crédit accorder à son exposé ? Les a-t-il seulement essayés, ces élixirs ?

Cher lecteur, sa « boussole intégrée » ne l’a pas encore guidé vers ce type de remèdes… Mais si le bon Docteur Bach revenait sur terre avec un nouvel élixir, celui qui s’adresse à ceux qui doutent avant d’avoir éprouvé…

…promis, j’men tape trois fioles !

La méthode et l’esprit du Docteur Bach

Il s’agit de cueillir les fleurs au moment de leur floraison maximale, le matin avant neuf heures, par une journée ensoleillée. Sans les toucher de sa main, on les laisse macérer pendant quelques heures dans un bol d’eau, au soleil et à l’endroit de la cueillette, en accompagnant attentivement ce procédé. Si le soleil est voilé pendant quelques minutes ou qu’un autre facteur dérangeant se produit, tout est à recommencer.
Après quelques heures l’eau change de couleur et l’on voit apparaître de petites bulles. L’élixir est prêt. On le vide alors dans un flacon ambré. Il convient d’ajouter à part égale du cognac à 40°, afin de stabiliser le volume d’eau imprégné par les fleurs et le lieu de fabrication. On dilue ensuite cette « essence mère » avec le même alcool dans une proportion de 1/240e pour arriver au produit final.
C’est la méthode utilisée par le laboratoire Biofloral.

JM