L’Elixir du Suédois

Initialement publié en janvier 2004

La véritable histoire de l’Elixir du Suédois

 

elixirsuedoisL’histoire de l’Elixir du Suédois remonte aux anciennes civilisations de Babylone et de l’Egypte, où il existait un mystérieux “élixirum vitae” (élixir de longue vie), réservé aux rois et aux prêtres.

Le douzième siècle, “grâce” aux croisades notamment, permit un échange important entre les cultures. C’est probablement à cette période que la recette est venue chez nous et qu’elle a circulé sous différents noms chez les herboristes, les alchimistes et les chercheurs. Les plus connus d’entre eux furent Paracelse au seizième siècle, suivi par le Docteur Samst au dix-huitième, un médecin… suédois. Celui-ci rédigea définitivement la composition de ce que l’on appellera par la suite “l’Elixir du Suédois”.

Une Autrichienne, Maria Treben, retrouva cette vieille recette et la fit connaître sous le nom de « petite et grande liqueur du suédois ». La liqueur contient les plantes suivantes : Thériaque, camphre naturel (obtenu par distillation du bois de camphrier en Chine ou d’autres plantes contenant du camphre naturel), racine d’angélique, racine de rhubarbe, feuille de séné, racine de zéodaire, aloès, carline (chardon), myrrhe, manne, racine de gentiane et stigmate de safran.

La différence entre les multiples Elixirs du Suédois disponibles, tous « vrais » ou « véritables », réside dans le nombre et la provenance des ingrédients utilisés dans le « thériacal Venecienne ». Le « thériacal » est un mélange de différentes plantes, préparé au moyen âge selon des règles très précises et variant de ville en ville. Venise, pendant de longues années, eut le monopole de la préparation de cette composition avec 59 ingrédients. Plus tard, cette formule fut « abrégée » dans d’autres villes : un peu moins d’ingrédients à Paris, Toulouse, Madrid et Naples, une vingtaine à Anvers, une dizaine dans la pharmacopée de Bavière ou de Hambourg, cinq ou six seulement à Londres ou Amsterdam.
Si certains fabricants prétendent être les seuls à élaborer le véritable « élixir du suédois », demandez leur les détails de leurs ingrédients et leurs provenances… Sachant que sous l’appellation « naturelle », on ne trouve pas le « bio ». Beaucoup de plantes utilisées sont importées de pays asiatiques, sans contrôle sérieux et à très bas prix. Quant à l’alcool, il est souvent industriel.
Après plusieurs années de collaboration avec des producteurs bio indiens, américains, allemands ou français, le laboratoire Biofloral a élaboré le premier élixir du suédois bio, certifié par ECOCERT.

L’Elixir d’Auvergne a des vertus similaires à l’élixir du suédois. Mais il utilise 32 plantes régionales poussant en altitude, en des lieux où la nature est préservée. Il ne contient pas de camphre. À conseiller en cas de fatigue, aux citadins notamment.

 

Les élixirs des quatre saisons

 

Voici ce qu’en dit Daniel Kieffer, président de la Fédération Française de Naturopathie :

« Les Elixirs Des Quatre Saisons associent d’une part des préparations végétales traditionnellement reconnues pour leurs bienfaits draineurs (printemps), relaxants (été), revitalisants (automne) ou défensifs (hiver), les six à dix plantes choisies dans chaque Elixir pouvant satisfaire les herboristes les plus exigeants. D’autre part, les essences spagyriques et les élixirs floraux peuvent être considérés comme des catalyseurs, actifs au plan de la conscience du consommateur (gestion du stress, maîtrise de soi, intégration positive des émotions) tout autant que de l’interface bio-énergétique permettant l’intercommunication psychique-physique.
(…). La naturopathie considère l’hygiène de vie à la première place lorsqu’il s’agit de prévenir la maladie ou d’optimiser la santé et les processus d’auto guérison. C’est toujours dans le cadre des cures naturopathiques (détoxication, drainage, revitalisation) qu’elle souhaite intégrer ce type de complément nutritionnel, polyvalent et agréable.
Les élixirs peuvent alors devenir des alliés précieux sur le chemin d’une santé plus naturelle et plus responsable. »

JM