L’eau – Entretien : René Berlioz

Initialement publié en juillet 2001

Entre nous, on appelle René Berlioz “L’homme de l’eau”. On est sûr de ne pas se tromper, ça ne peut être que lui ! René s’amuse volontiers avec “Sat’eau’riz”, ce qui nous convient tout à fait. Et lui comme nous sommes soucieux de vous aider à trouver une bonne eau, largement aussi importante que les aliments pour la santé, et tout autant menacée que ces mêmes aliments quant à sa qualité. C’est la raison pour laquelle notre homme se trouve souvent dans nos magasins* pour vous rencontrer, vous écouter (il confesse avoir beaucoup appris des clients) et orienter ceux qui le souhaitent sur des solutions satisfaisantes concernant l’eau, tant au niveau du bien être personnel que de l’écologie.

*Principalement en région Rhône-Alpes.

Comment en es-tu arrivé à exercer cette profession pour le moins rare ?
J’avais une entreprise multiservice, carrelage, vitre, toiture, plomberie… À la suite d’un accident, je me suis orienté sur l’eau, mais en ne voyant dans un premier temps que l’aspect économique : comment en consommer moins. Je pensais alors que les critères qualitatifs du Ministère de la Santé étaient suffisants : analyses des différents polluants et importance donnée aux sels minéraux. Erreur ! J’ai appris par la suite que les critères d’une bonne eau ne se réduisent pas à ça…

Entretien-Eau-Dessin-1Avant de les évoquer, commençons par l’aspect gaspillage : on manque d’eau en France ?
À vrai dire, je ne maîtrise pas vraiment cette question, car je ne pose pas le problème ainsi. Même si on est dans des régions où il y en a, pourquoi la gaspiller ? Ne serait-ce que par respect pour la femme africaine qui fait vingt kilomètres pour s’en procurer… L’eau est synonyme d’amour et de générosité, il faut l’utiliser en ayant cela à l’esprit. Ce qui est d’ailleurs bénéfique à la santé ! C’est l’égoïsme qui mène à la maladie… Ceci dit, les ressources en eau sont loin d’être inépuisables, et en consommer plus qu’il n’en faut ne fait qu’augmenter l’activité des stations d’épuration, qui nous renvoient une eau diminuée sur le plan énergétique.

Comment le particulier gaspille-t-il l’eau ?
La plus grosse consommation domestique, c’est le jardin et la chasse d’eau. La chasse, c’est douze litres à chaque fois… Pour une famille de quatre personnes, c’est près de 200 litres par jour… Les Turcs se débrouillent avec trois litres ! On doit pouvoir baisser cette consommation, il existe des solutions.

Et quelle est la qualité de cette eau du robinet ?
Sans parler de ce que tout le monde connaît (plomb, nitrates…), elle est trop minéralisée*. Elle contient souvent jusqu’à 500 ou 600 mg de sels minéraux par litre, ce qui ne la rend pas biocompatible. Grosso modo, on peut dire que cette eau nous encrasse, alors que sa fonction première est d’éviter l’accumulation des déchets. Trop minéralisée, une eau ne joue plus son rôle de draineur, ce qui contribue aux maladies de dégénérescence.

* René possède un petit appareil qui permet de mettre cela en évidence. Si vous le croisez, demandez-lui la démonstration : stupéfiant.

Mais c’est tout le contraire du discours officiel, qui valorise les sels minéraux présents dans l’eau minérale en les présentant comme étant bénéfiques à la santé !
C’est bien le problème, car ça n’est pas la vérité… Les minéraux contenus dans l’eau ne sont pas assimilables, c’est une supercherie* ! On n’a jamais vu une personne se guérir de l’ostéoporose avec une eau minérale, c’est même le contraire qui se produit ! Seul le monde végétal est capable d’assimiler des minéraux non organiques, ceux qui n’ont pas été transformés par des bactéries. On le sait notamment avec le calcaire, qui se dépose dans l’organisme et peut être à l’origine de calculs rénaux.

* Une grande multinationale a fait des études, qui “prouvent” que les sels minéraux de son eau (très connue…) ne sont pas rejetés dans les urines, et qu’ils sont donc bien “assimilés”, selon eux. Jacques Collin, grand spécialiste de l’eau, avait répondu à cette étude en mettant en évidence le fait qu’“absorber ” ne veut pas dire “assimiler”, et encore moins “métaboliser”. (Lettre au magazine “À table”).

Entretien-Eau-Dessin2Est-il possible que le monde médical se trompe à ce point ?
L’eau constitue, selon les âges, de 60 à 75 % de notre organisme. C’est peu dire qu’elle est importante… Pourtant, durant les six ans de leur formation, les médecins ne passent pas une seule heure à l’étudier ! Et ils se retrouvent automatiquement dans le giron de la pensée dominante, soigneusement entretenue par les multinationales qui défendent leurs sources… Ces eaux sont parfois bonnes et intéressantes, mais pas au quotidien* ! Ceci dit, il existe des médecins qui ont une bonne approche, beaucoup d’infirmières aussi. Mais c’est le fruit d’une démarche personnelle, pas d’un enseignement.

*Jacques Collin (toujours lui !) : “Il faut savoir que les eaux minérales sont les seuls médicaments vendus sans ordonnance. Et là, les exploitants d’eaux minérales jouent sur les deux tableaux. D’un côté ils se prévalent d’un label quasi médical, qui devrait être assorti d’une stricte limitation, et d’un autre côté poursuivent une politique commerciale très agressive, parfois malhonnête, exactement comme pour un produit de grande consommation”. (L’eau, le miracle oublié, p 81)

Alors quelle eau faut-il boire ?
Déjà une eau qui soit peu minéralisée, nous l’avons vu. On considère que les reins filtrent sans problème 200 mg de sels minéraux par jour. Au-delà, ils se fatiguent. Pour quelqu’un qui boit deux litres d’eau par jour (le reste étant apporté par l’alimentation), il est préférable que l’eau ne contienne pas plus de 50 mg de sels minéraux par litre. (Sur les bouteilles, lire : “résidu sec à 180°C). Mais il y a beaucoup d’autres critères moins connus qui mesurent ce qu’on peut appeler la biodisponibilité de l’eau.

Est-ce une notion scientifique qui fait référence à des critères établis ?
Tout à fait, on les doit à Louis Claude Vincent, qui a mis en évidence les principes de la bioélectronique dans les années cinquante. Il a montré que l’eau la plus bénéfique à l’organisme doit être légèrement acide. La mesure de l’acidité se détermine avec le PH, qu’on dit neutre aux environ de 7, acide en dessous et alcalin au dessus. Contrairement aux normes établit par l’OMS, il estime qu’une eau doit avoir un PH entre 5,5 et 6,5. Le deuxième critère est le RH2, qui mesure la disponibilité d’un milieu en électrons libres, sur une échelle de 0 à 42. Tout ce qui est au-dessus de 28 est oxydé, ce qui est en dessous est réduit. Une bonne eau a un RH2 entre 24 et 28. Le troisième critère, c’est la résistivité : elle mesure l’opposition de l’eau au passage de microcourants. Elle se mesure en Ohms, et doit être la plus élevée possible. À partir de 8000 Ohms, on a une eau intéressante. La résistivité est symbolisée par les lettres “Ro”, et liée au taux de minéralisation de l’eau.

Faut-il être chimiste et physicien pour choisir une bonne eau ?
Le choix n’est pas très difficile… Il existe deux eaux de très grandes qualités qui répondent à ces critères, on les trouve dans les magasins d’alimentation bio : la Rosée de la Reine et la Montcalm. Peu d’autres eaux en bouteille répondent à ces critères, et c’est pourquoi la plupart n’indiquent pas ces notions sur l’étiquette.

Si on n’en trouve pas une seule bonne dans d’autres circuits de distribution, ça va faire plutôt orienté, comme entretien…
Il en existe, j’en ai trouvé une récemment dans un circuit de supérette, peu chère et avec de très bonnes analyses. Et encore une fois, je ne dis pas que les autres sont mauvaises… Mais elles ne sont pas à utiliser au quotidien.

Pour résumer, l’eau du robinet est rarement bonne, les eaux de qualité en bouteilles peu répandues… Existe-t-il une possibilité de filtrer son eau pour qu’elle soit de qualité ?
Certains filtres sont très utiles et donnent de bons résultats contre le plomb, le chlore, les pesticides… C’est un premier pas très intéressant, mais qui ne donne pas de bonnes caractéristiques bioélectroniques. Il existe un moyen pour avoir une eau consommable de très grande qualité, c’est d’utiliser un osmoseur inverse. Ce principe a été inventé par un français, René Du Trochet, et a été utilisé notamment par la NASA lors des vols spatiaux : il permet de filtrer n’importe quelle eau et de lui donner d’excellentes caractéristiques à tous niveaux. L’eau ainsi obtenue est du niveau des meilleures eaux en bouteille, pour un prix de revient bien moindre. Inconvénients : on en filtre que quelques litres par jour, et on en rejette 3 litres pour un litre filtré. Pour ma part, je me sers de cette eau rejetée pour la chasse d’eau ou le jardin, puisqu’elle est plus concentrée et donc favorable aux végétaux qui savent l’assimiler.

Bien René… Mais on va bien trouver mieux encore que l’eau obtenue avec un osmoseur inverse, non ?
Oui, mais il faut aller directement la boire à la source… Car il y a encore un élément dont on n’a pas parlé, c’est l’activité énergétique de l’eau, sa longueur d’ondes vibratoire. Celle-ci est bien meilleure lorsque l’eau est en mouvement, ce qui est le cas à la source… On peut compenser cette carence des eaux osmosées ou en bouteille en agitant l’eau quelques minutes. Il est possible de mesurer précisément la différence obtenue. (Unité Bovis). Une eau peut également se recharger en énergie lorsqu’elle est au soleil, ou lorsqu’elle est riche en silice. Mais encore faut-il, pour qu’elle se charge en énergie, qu’elle soit de forme trimère, c’est-à-dire que les molécules d’eau s’associent par trois.

Stop ! (Il faut s’accrocher pour suivre…). Nous sommes dans un bar, et je te vois consommer de la bière…
C’est une boisson fermentée et donc favorable à la santé, comme beaucoup d’aliments fermentés. Je ne bois jamais d’eau dans un bar, il n’en propose pas qui me satisfasse. Par contre je consomme volontiers du blanc d’Alsace ou du champagne, deux boissons qui ont un excellent RH2.

Dis donc, tu t’y connais bien en liquides…
Mon père tenait un bar, j’ai beaucoup appris…

Quelles lectures conseillerais-tu à celui qui veut affiner ses connaissances ?
Il existe peu de livres sur l’eau, mais je recommande les deux ouvrages de Jacques Collin*.

* L’eau, le miracle oublié, L’insoutenable vérité de l’eau, Édition Trédaniel.

Le moment est venu de poser les traditionnelles questions Sat’Info concernant le tableau, le livre et le disque qui t’ont marqué. Mais avant cela, tu auras bien une petite histoire drôle pour nous ?
(Exagérément sérieux…) : je n’ai pas d’histoire drôle, mais un conseil d’importance à vous donner : il vous faut récupérer les piles usagées, c’est un service à rendre. L’occasion de créer Sathorripile !
– Pour le tableau : “L’école d’Olouise”, de Paul Ducottert. L’école qu’il a peinte, c’est celle que j’ai fréquentée, et ce tableau m’a été offert par cet artiste isérois de grand talent.
– Le livre : “Radiation des aliments, ondes humaines et santé”, de Simoneton.
– Le disque : “La leçon de twist”, de Catherine Valente. J’aime beaucoup danser ! Et si tu m’avais demandé un film, j’aurai répondu “Le passage du Rhin”, d’André Cayatte, avec Charles Aznavour dans un petit rôle.

JM

Pour tous contacts :
René Berlioz, 04 74 80 23 90