L’eau de mer buvable

Initialement publié en juillet 2002

omarine
L’analogie entre l’eau de mer et notre plasma* sanguin est étonnante, des analyses chimiques approfondies le confirment. Mais cette analogie n’est pas due au hasard, elle nous rappelle que les premières cellules vivantes que la terre ait connues sont apparues… dans la mer. Et que loin du milieu marin, tout organisme vivant multiplie ses cellules dans un liquide qui en est proche. L’organisme, véritable aquarium marin ? Une métaphore tout à fait sérieuse.

*Partie liquide et claire du sang et de la lymphe.

Ces notions sont maintenant reconnues et intégrées. On en doit la découverte à un chercheur français, René Quinton, qui travailla ardemment la question au début du vingtième siècle. Ses travaux ont donné lieu à toutes sortes d’expérimentations, qui ont débouché sur la mise en place d’un protocole thérapeutique à base d’eau de mer.

Avant d’en évoquer quelques applications, il convient de souligner que cette eau de mer ne doit pas être quelconque. Dans ses écrits, Quinton relate les difficultés qu’il rencontrait pour trouver une eau de mer pure, même à son époque, et les échecs qui étaient liés à l’utilisation de l’eau lorsqu’elle n’était pas totalement satisfaisante. Il a donc mis au point un procédé qui permet d’en garantir la qualité, qui est scrupuleusement respecté pour l’élaboration de celle que nous proposons.

L’eau est recueillie à trente mètres de profondeur, au large de Quiberon, et fait l’objet d’une première filtration sur le bateau à 0,2 micron. Une deuxième microfiltration a lieu juste avant la mise en ampoule, aucune des deux ne se déroulant à une température supérieure à 40 degrés. Pas de stérilisation donc, et pas d’utilisation non plus de rayons gamma, un progrès technique qui n’existait pas à l’époque, peu souhaitable en la circonstance.

Quinton ne fut pas le premier à conseiller l’eau de mer. Hippocrate, toujours lui, la préconisait déjà en bains, et d’autres, notamment en Angleterre, par voie interne. Mais Quinton a expérimenté. Par voie orale, mais également sous forme injectable en intraveineuse. Ses conclusions étant positives, l’eau de mer est depuis commercialisée et largement prescrite par le corps médical. Le “plasma de Quinton” fut même remboursé par la sécurité sociale jusqu’en 1986. Mais le vingt et unième siècle et son cortège de soins modernes ne saurait s’encombrer d’un remède qui nous renvoie aux origines de la vie, n’est-ce pas ? Tant pis pour le remboursement.

Les préconisations de ces ampoules relèvent du bon sens. En favorisant les échanges cellulaires, en aidant à rétablir un milieu déstabilisé, l’eau de mer se rend utile dans de bien nombreux cas. De manière plus précise – mais en veillant à ne pas outrepasser notre simple rôle de conseiller – elle est efficace en cas de fatigue. La présence de ses nombreux oligo-éléments la rend bénéfique pour les troubles de la mémoire (phosphore, cobalt), en cas d’insomnie (magnésium, lithium, cobalt, manganèse), de spasmophilie (magnésium, calcium, lithium)… Elle est conseillée pour les troubles de l’appareil digestif et se montre bénéfique pour la peau et les phanères.

La durée est l’alliée de la cure : un mois de traitement minimum est nécessaire, jusqu’à trois mois pour optimiser les résultats. La dose la plus fréquemment conseillée est d’une ampoule matin et soir.

JM