Le panettone

Initialement publié en décembre 1999

Pas sûr que Sat’info ait toujours été brillant en matière d’orthographe. Certains parmi nous rassurent d’un gentil “c’est pas ce qu’on vous demande”. Qu’ils soient éternellement remerciés pour ce signe de compréhension et de fraternité dans un monde si hostile… D’autres n’ont rien vu qui ait heurté leur sens de l’accord de l’épithète : ceux-là font partie de la famille !

panettone

Les irréductibles de la dictée de Bernard, eux, nous ont quittés depuis bien longtemps. Trop, c’est trop. Quant aux pédagogues bienveillants qui regrettent nos erreurs en espérant une bien hypothétique rédemption, nous tenons à leur envoyer quelques signes : oui, nous savons à présent que vertu ne prend pas de “e” et que gaufre s’écrit avec un seul “f” ! De plus, nous prenons acte de l’origine latine de notre bien-aimée langue française en lançant un nouveau mouvement : l’EFIDOPE (Entente Franco Italienne de Défense de l’Orthographe des Pâtisseries Etrangères). Acte fondateur : on ne dit pas “une” PANETTONE mais “un”, et ça s’écrit avec deux “t” et un “n”, et non pas le contraire !

L’orthographe n’étant pas devenue pour autant notre seule préoccupation, vous trouverez certainement opportun d’en savoir un peu plus sur cette brioche milanaise : elle est truffée de raisins secs, et il n’est pas un italien qui ne la consomme en dessert à Noël ou qui ne l’amène avec sa bouteille de boisson pétillante préférée au réveillon. Le fin du fin consistant à la découper en tranches, à l’enduire de crème fouettée et à la saupoudrer de café moulu…

Petit détail amusant : nos amis italiens nous gratifient d’une traduction française des ingrédients sur l’étiquette. Parmi ceux-là, les “raisias secs” et le “sel marine”.

Bienvenue au club !

JM