L’argousier

Initialement publié en septembre 2001

jus-argousierIl faut varier les plaisirs. Point de latin ce mois-ci, mais un peu de grec : Hippophae est le nom botanique de l’argousier, “Hippo” désignant le cheval, “Phaos” le fait de briller. L’argousier était effectivement employé dans la Grèce antique comme remède pour les chevaux, afin de leur faire briller la robe et gagner du poids. Mais d’autres que les Grecs l’ont utilisé : Finlandais, Suédois et Français le consomment depuis longtemps, certains en réalisant des sauces aigres, d’autres des marmelades… Jean-Jacques Rousseau, qui se sentait proche de la nature, raconte l’avoir goûté lors d’une promenade en Isère, malgré la désapprobation de ses amis qui lui présentait le fruit comme étant vénéneux. Libre d’esprit, notre penseur en consomma une petite vingtaine de baies et relata son expérience en ces termes : “Je fis un très bon dîner, dormis mieux encore et me levai le lendemain dans les meilleures dispositions…”. À cette époque, on ignorait tout des vitamines et autres substances vitales, mais on puisait avec un instinct à peu près infaillible dans les sources naturelles pour rendre plus agréables les maigres repas et pour en rehausser la qualité. Démarche empirique dont la science justifiera les fondements, quelques siècles plus tard.

Drôle d’arbuste, cet argousier. Tout en épines, il pousse sur les sols caillouteux, là où les rivières ont tout dévasté, là où l’érosion a fait reculer toute forme de végétation. Il se présente alors comme le premier végétal à prendre racine, en précurseur d’autres arbustes et ronces qui pourront alors redonner vie à un sol qui en était privé.

La baie d’argousier est un des seuls fruits, avec l’olive, dont la pulpe renferme une fraction huileuse. Serait-ce sur les sols pauvres et dans la difficulté que les végétaux donnent le meilleur ? Mais à la différence de l’olivier, l’argousier ne pousse pas sur le pourtour méditerranéen : on en trouve en France dans les vallées des Alpes, sur les bords du Rhin en Alsace, et le long des côtes nordiques. Il croît aussi dans toute l’Europe centrale et en Asie, jusque sur les flans de l’Himalaya.

Weleda fut la première entreprise à exploiter les vertus de ce fruit, dès 1943. Le laboratoire propose une gamme de produits qui utilise les deux aspects les plus remarquables du fruit.

Jus et sirop d’argousier

Parmi les fruits qui poussent sous nos contrées, l’argousier est, avec le cynorrhodon, celui qui contient le plus de vitamine C. Souvent dix, parfois vingt fois plus que le citron !
Weleda en fait donc en jus, dont la réputation ne cesse de grandir, près de soixante ans après que le premier flacon ait été commercialisé. Ceci s’explique bien entendu par la qualité de ce produit bio, qui concentre la vitamine C sans avoir à l’extraire, ce qui est rare. Le jus n’est rien d’autre que de l’argousier pressé, avec toutes les substances qu’il contient naturellement et qui le rendent assimilable. Ainsi les flavonoïdes, qui agissent en synergie avec la vitamine C et qui la protègent, sont-ils présents naturellement dans la baie.

L’argousier est très peu sucré. Le goût du pur jus est donc acide, ce qui plaît à certains. Mais pas aux enfants, qui éprouvent quelque difficulté à l’avaler. Weleda a donc conçu un excellent sirop pour eux, en ajoutant le sucre et le miel qui le rendent agréable à leur palais.
Jus et sirop sont deux excellents toniques qui renforcent la vitalité et les défenses naturelles.

JM