J’élèverais bien des poules !

Initialement publié en janvier 2012

poulesEt moi donc ! Ceci dit : c’est pas une bonne idée de bouquin, ça ? Ce n’est d’ailleurs pas qu’une idée. Il s’agit de la transmission d’un vrai savoir, bien plus vaste que ne le suppose celui qui s’imagine naïvement apporter quotidiennement du grain à sa volaille comme solde de tout effort.

Rien d’insurmontable pour autant. Car c’est bien le but de l’ouvrage que d’inciter ceux qui le peuvent à produire une partie de leurs aliments, des œufs à la poule au pot du dimanche, comme préconisé par le bon roi.

Le parcours initiatique du futur éleveur s’entrouvre grâce à quatre clés : la première consiste à concevoir un espace adapté. En bois, en pierre, avec perchoir, pondoir, parcours et abreuvoir, le tout accompagné de tous les conseils qui permettent d’éviter les futures maladies, objet de la clé numéro trois. Avant la trois, voici la deux : une alimentation équilibrée. Pas si simple, car les poules ne mangent pas que du grain et ne sont pas végétariennes, ce qui est ici judicieusement rappelé. Cette deuxième clé permet elle aussi d’éviter les ennuis qui sont l’objet de la désormais très attendue troisième clé, que voici : une prévention efficace. Contre les féroces attaques terrestres et les redoutables unités aériennes que sont vautours et autres rapaces, il est nécessaire de concevoir des protections. Vos poussins sont convoités, on n’est pas chez les Bisounours, là. Terrible monde qui nous entoure : votre volaille n’est pas non plus à l’abri du rhume, de la gale, des poux, des parasites, et il faut l’en prévenir. Un conseil que l’on est heureux de retrouver : le vinaigre de cidre vous sera utile, comme nous l’avaient expliqué Les Coteaux Nantais, grands spécialistes de la fabrication du fameux liquide bienfaiteur. Dernière clé, très documentée, le choix d’une race. Pas pour les futurs concours de beauté ; mais si vous voulez être sûr d’avoir des œufs en novembre ou de vous régalez d’une chair bien fine, puisque l’idée de consommer votre volaille peut faire partie du projet, il vous faudra choisir. Et que préconiser à ceux qui convoitent à la fois œufs coque et poulets rôtis ? Gauloise, Géline, Gâtinaise ou Gascogne, pour ne citer que les « G » ? Réponse en vingt pages parmi cent et autant de photos.

JM