La dignité pour tous

Article paru en novembre 2001

arbreUne des meilleures définitions qui puisse être donnée pour caractériser le bio est sans doute celle-ci : un mode de production durable.

Pour qui veut la développer, cette notion englobe beaucoup : le sens de l’histoire, la terre qui se transmet sans appartenir à personne, l’humilité que se doit d’avoir l’homme face à ses propres progrès. Les interdits qui en découlent sont évidents, et aucune justification ne tient plus debout pour valider les techniques qui salissent terres, rivières et atmosphère.

Un mode de production durable ne peut pas pour autant n’être qu’un ensemble de méthodes appliquées, aussi satisfaisantes soient-elles. Il se doit d’être humain. Qu’un paysan puisse vivre de ses récoltes plus que de subventions constitue notamment un but à atteindre. Mais lorsque ce paysan habite loin de chez nous, le chemin pour parvenir à l’autonomie est encore plus sinueux, les pratiques déloyales ont des conséquences encore plus graves. C’est souvent de survie qu’il s’agit, et la juste rétribution du travail de chacun constitue un véritable enjeu.

L’association Max Havelaar agit pour le commerce équitable, il en sera question dans ces pages. Nous n’oublions pas pour autant les sociétés qui œuvrent elles aussi pour la dignité de tous, dont vous trouvez les produits dans nos rayons : Rapunzel, Guayapi, Les Jardins de Gaïa, Priméal (pour le quinoa), la coopérative Addjique pour l’huile d’Argan, Pural et la ferme Sekem pour ses chaussettes en coton Demeter…

JM