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Les chaussures Bionat

 
Les chaussures Bionat, de la tête aux pieds.  
   
   

Les chaussure Bionat, de la tête aux pieds ? Comprenez de A à Z. Ou de la tige à la semelle, puisque nous allons tout vous dire sur leurs secrets de fabrication. Mais vous pouvez également prendre l’expression à la lettre en considérant les bienfaits qu’apportent ces chaussures : elles améliorent effectivement le confort du pied, optimisent la posture du corps et s’avèrent bénéfiques à la colonne vertébrale, jusqu’aux cervicales. Des pieds à la tête !

Nous sommes dans le Maisne-et-Loire. L’industrie de la chaussure était ici autrefois florissante. On y comptait quarante-cinq usines sur une commune de huit mille habitants dans les années 70. Aujourd’hui, il n’en reste que deux. La grande dégringolade a commencé avec un slogan publicitaire matraqué sur les écrans ciné et télé, le terrible « il faudrait être fou pour dépenser plus ». Une stratégie publicitaire d’une redoutable efficacité qui marqua les débuts de la mondialisation dans la filière et par-là même la triste fin d’un savoir-faire ancestral, celui de la chaussure française de qualité. Rideau ? Pas tout à fait !
Remy Caspar est Alsacien. Gérant de société Bionat, il entend bien être cohérent dans ses exigences écocitoyennes en faisant fabriquer en France les chaussures qu’il conçoit. Sa rencontre avec Gilbert Hulin, directeur d’une usine, sera le début d’une belle collaboration. Leurs chaussures seront bien produites dans le Maisne-et-Loire, par des gens du métier.

Le pied est un socle, on y attache de l’importance. On veut être bien dans ses baskets. Pas dans ses petits souliers… Trouver chaussure à son pied ; une chaussure qui vous botte. Le panard, quoi ! On ne vous épargnera pas le « bon pied bon œil » qui conforte l’idée que la chaussure n’est pas anecdotique et qu’il ne faut pas laisser sa fabrication être guidée par de seuls critères esthétiques ou économiques. Les clients du monde bio l’ont compris : pour des raisons écologiques tout autant qu’ergonomiques on peut faire un choix différent. Adopter un produit plus beau encore par certains aspects, plus confortable, plus durable et donc pas forcément plus cher au bout du compte.

Il faut une bonne heure de travail pour fabriquer une telle chaussure. C’est beaucoup. Bon nombre des différentes phases de sa fabrication sont aujourd’hui mécanisées, mais l’ensemble reste bien sous contrôle d’ouvriers, tous dotés d’un véritable savoir-faire.
La première étape est la fabrication de la « tige », soit toute la partie cuir de la chaussure ; celle qui nécessite le plus de travail et donne bien souvent lieu à une fabrication délocalisée. Il s’agit d’assembler de nombreuses pièces en les cousant, tout en intégrant le contrefort qui vient rigidifier le talon, ici en matière recyclée. Il sera bientôt élaboré à partir de bois.

La tige étant terminée, il reste à la fixer sur le socle de la semelle. Une opération qui se fait bien souvent par moulage sur les produits standardisés. Pour les chaussures Bionat, elle consiste en une couture de qualité : « cousu ou double cousu », le top. Ces coutures finalisent ainsi ce qui est incontestablement un bel objet tout en offrant plusieurs avantages : une meilleure souplesse, une solidité supérieure et la possibilité d’un ressemelage. Bionat réalise fréquemment cette opération à la demande de clients qui ne veulent pas changer une paire de chaussures dont la tige est encore en bon état.

Voici pour l’assemblage. Voyons pour les matières premières utilisées, et en premier lieu le cuir. Il est peu connu que la transformation du cuir - le tannage - est une opération très polluante, notamment à cause de l’émission d’effluents chargés en chrome qu’elle occasionne. Lequel chrome, outre le fait de polluer les nappes phréatiques et de rendre inutilisables les boues issues des stations d’épuration, peut s’avérer être à l’origine d’allergie par contact lorsqu’il est présent dans le cuir. Le tannage des peaux utilisées par Bionat ne se fait qu’à l’aide de composants organiques - des tanins végétaux -, non polluants. Aucun résidu de chrome n’est détectable à l’analyse sur le produit fini.
Le même soin est apporté aux teintures, totalement exemptes de métaux lourds. Des teintures, il n’y en a d’ailleurs pas sur le cuir intérieur.
Beaucoup moins important au niveau du résultat mais intéressant quant à la démarche, le tannage de peaux provenant de bêtes issues d’élevages biologiques est aujourd’hui à l’étude

La semelle constitue le deuxième point important lorsqu’on évoque les matières premières. Elle est en latex, mais ne retenez pas ce mot : il est utilisé pour désigner bien des matières, la plupart étant synthétiques. Les semelles de ces chaussures sont fabriquées par une société lyonnaise à partir de véritable lait d’Hévéa, un arbre asiatique. Le lait fermente comme un fromage et l’affinage se fait à la main : on obtient une semelle totalement naturelle aux caractéristiques rares et très appréciables quant au confort et à la qualité d’absorption des chocs : elle en élimine jusqu’à 50 %, test à l'appui.
De véritables amortisseurs ! Quant aux Hévéas, tout est fait pour que le prélèvement de la sève ne nuise pas à leur développement.

Le pied à l’étrier ? À peine chaussée, la chaussure Bionat surprend. Et ne voyez pas là un argument marketing jouant sur des subtilités que seuls les publicistes savent percevoir… La conception de la chaussure est très différente de ce qui se fait ailleurs, et cela se sent dès la première seconde : il n’y a pas de voûte plantaire et peu de talon, le pied repose naturellement sur un support qui le respecte. Il se déroule normalement lors de la marche et les muscles concernés travaillent naturellement. La forme de la chaussure est elle aussi particulière : elle ne succombe pas à la mode du pied étroit, supposé élégant. Votre pied a ses propres caractéristiques : ce n’est pas à lui de s’adapter à votre chaussure, mais à la chaussure de s’adapter à votre pied. Beaucoup des modèles disponibles vous apparaîtront comme étant plus larges au niveau des orteils, et vous vous sentirez immédiatement bien en les chaussant.

Podologues et ostéopathes font bien souvent part de points de vue favorables quant aux principes de conception des chaussures Bionat. Les clients sont très fidèles à la marque. Quant à Satoriz… vous n’y trouverez pas ces chaussures ! Non par manque de conviction, vous l’avez certainement compris… Mais il ne nous est pas possible de stocker toutes les pointures de tous les modèles, et nous ne les distribuons donc pas. Nous ouvrons par contre grand nos portes à Remy Caspar et à sa fille Joanna, lesquels se font un plaisir de venir vous présenter leurs chaussures dans bon nombre de nos magasins, plusieurs fois par année.

Voici les dates de leur prochaine tournée :

Mars :

Le 15 (à partir de 14 heures) et le 16 à Calluire (Lyon)
Le 17 à Saint Martin d’Hères (Grenoble)
Le 18 à Comboire (Grenoble)
Le 19 (à partir de 14 heures) et le 20 à Vallauris
Le 22 (à partir de 14 heures) et 23 à Chambéry
Le 24 à Albertville
Le 25 à Sallanches
Le 26 et 27 à Ferney-Voltaire
Le 30 et 31 à Wittenheim (Mulhouse)
Le 30 et 31 (également, il n’y a pas d’erreurs) à Vendenheim (Strasbourg)

Ceux qui souhaitent commander un catalogue ou même directement les chaussures chez Bionat sont invités à le faire :

Chaussure Bionat
BP 48 - 1, rue de l’industrie
67730 Chatenois
Tél. : 03 88 82 57 57
Fax : 03 88 82 55 44
Site : www.bionat.fr
E-mail : info@bionat.fr

 

 



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