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Le saumon
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C’était rare, c’était sain et c’était bon. Le saumon. Multiplier ce qui est rare n’est pas forcément mauvais en soi, que Jésus nous corrige si l’on se trompe. Mais le faire avec pour unique perspective la rentabilité, qui plus est pour ce qu’on est bien obligé d’appeler la matière vivante donne rarement de bons résultats… Non seulement le saumon n’échappe pas à la règle, mais il constitue probablement ce qu’il y a de pire dans le domaine de l’élevage intensif, avec ses barbaries concentrationnaires, ses modes d’alimentations frelatés, ses administrations massives d’antibiotiques… Ça ne vous rappelle rien ? À une différence près, notable, c’est qu’on ne colore pas encore les poulets, ni les vaches, pas plus qu’on ne les fume… Sans quoi on les badigeonnerait à la fumée liquide artificielle, une petite gâterie spécialement préparée pour vous par votre cuisinier industriel favori. Mais il n’est pas encore temps de vous souhaiter bon appétit, car le pire arrive : le saumon transgénique, et aujourd’hui, c’est déjà demain… Tout est prêt ! C’est en faisant une recherche pour de l’antigel (!) que les chercheurs ont accidentellement mis au point une variété de saumon génétiquement modifié qui grossit quatre fois plus vite ! La pêche miraculeuse du héros de la crèche est donc dépassée car celle qui arrive se multipliera à l’infini, y compris dans les océans puisqu’il n’est a priori pas interdit d’en relâcher un “exemplaire“ dans la mer, lequel se fera un malin plaisir de stopper la reproduction du désormais ringard saumon sauvage. Ça se passe pour l’instant au Canada, ça marche également très bien pour la truite et ce sera bientôt dans les assiettes de toutes les bonnes cantines. Pour mieux cerner le problème, un site Internet vous informe en détail : http://terresacree.org/saumon.htm
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Saumon sauvage ou saumon bio ? Nous vous proposons les deux. |
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Le saumon sauvage
C’est le "salmo salar". Sauvage et donc pêché en pleine mer, il est différent du saumon auquel on vous a habitué. Moins rose, moins gras et donc moins fondant. Ceci est dû à son type d’alimentation en haute mer composée de hareng, sprat, maquereau, capelan et de crevettes. Il est préparé à la main, de manière traditionnelle. Le fumage s’effectue à partir de bois de hêtre. Un produit authentique. Un régal.
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Le saumon bio
Celui-ci est un saumon d’élevage issu de fermes irlandaises et transformé dans les règles de l’art par une entreprise belge.
Le principe d’élevage s’axe sur trois points essentiels : l La concentration dans les "cages" ne doit pas excéder 20 kg par mètre cube, alors qu’elle est jusqu’à cinq fois supérieure dans certaines fermes d’élevage intensif, en Norvège notamment. l La nourriture se compose de céréales biologiques, de farines et d’huiles de poisson dont la pêche est régie par quota, ainsi que d’un colorant complètement naturel issu d’un champignon appelé phaffia rhodozyma. l Le traitement vétérinaire ne s’effectue pas n’importe comment puisque sont interdits, dans les traitements, les bains ou ingestions chimiques ou présentant un risque pour l’environnement.
Ce saumon est fondant à souhait, délicieux et parfaitement sain. Deux cahiers des charges, un français et un allemand, garantissent un saumon d’appellation "bio". La traçabilité est assurée à tout moment, de l’élevage à la distribution.
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