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Côté Nature : prêt à porter en coton bio

Conçu, tricoté et teint à Roanne 
   
   

Bon nombre de consommateurs ont conscience de la nécessité d’encourager le développement des filières de coton bio, pour de nombreuses raisons. Nous prendrons soin d’essayer d’en faire la synthèse dans les pages qui suivent. Mais bien peu parmi ces consommateurs avertis ont accès aux vêtements qu’ils appellent de leurs vœux : à moins d’avoir l’opportunité d’effectuer des achats dans les différents salons et foires bio qui parsèment la France et ses saisons, il est bien difficile de se procurer autre chose que des T-shirts et chaussettes dans les magasins écologiques. Et encore…

La distribution de ces vêtements étant pourtant une des « fibres de la réussite » (c’est mieux que « nerf de la guerre » !), acceptez que l’on vous en dise deux mots : il est problématique, pour un commerce alimentaire, de faire cohabiter dans un même espace les épinards et les boléros, le gouda de chèvre et les jupettes, les raviolis et la layette… Même très motivé, il n’est en outre pas possible à un simple épicier bio de stocker des vêtements adaptés à chaque saison, dans toutes les tailles et si possible avec un choix de coloris variés… C’est pourquoi nous avons fait le choix de procéder avec le prêt-à-porter de la même manière que nous le faisons avec les chaussures Bionat : en vous proposant des journées d’information et de vente en magasins pendant lesquelles les fabricants viennent à vous, plusieurs fois dans l’année. Le choix est alors large, les conseils de premier ordre et la satisfaction de tous au rendez-vous.

Encore faut-il que fabricant il y ait… Pour le coton bio, nous avions trouvé en « Lokataire » des partenaires concernés, mais les difficultés ont eu raison de leur envie de bien faire. Une partie de l’équipe responsable de la conception et de la fabrication pour cette marque a pourtant refusé de baisser les bras et décidé de remettre l’ouvrage sur le métier en créant un réseau qui maîtrise totalement la filière : de l’achat du coton au tricotage, de la confection à la teinture, de la conception à la commercialisation. C’est avec plaisir que nous vous présentons « Côté Nature ».

Sacrée gageure que de vouloir conserver ce savoir-faire en France, quand on sait que pour un salaire ici, on a l’équivalent de trente salaires en Chine… Difficulté que les banques ne sont par ailleurs pas prêtes à affronter : les investissements sont pourtant lourds, mais les perspectives de profits trop minces à leur goût… Cette histoire est pourtant viable, grâce à la mise en commun des biens des membres de l’entreprise et forte de l’idée d’une filière courte : ce qui est produit dans les ateliers de Roanne vous est directement vendu, sans aucun intermédiaire. L’équipe de Côté Nature prend plaisir à venir à votre rencontre, et vous leur rendez bien.

Vous pourrez essayer et acheter la collection automne-hiver
Côté Nature lors des journées prévues à :

Saint-Martin d’Hères, le 3 septembre
Echirolles, le 4 septembre
Annemasse, le 10 septembre
Ferney-Voltaire, le 11 septembre
Albertville, Le 17 septembre
Annecy, le 18 septembre
Thonon, le 18 septembre également
Chambéry, Le 25 septembre

Sallanches, le 1 octobre
Nîmes, le 1 octobre également
Montpellier, le 2 octobre
Vaux-en-Velin, le 8 octobre
Vitrolles, le 8 octobre également
Vallauris, le 9 octobre
Mâcon, le 15 octobre
Mulhouse, le 15 octobre également
Caluire, le 16 octobre
Strasbourg, le 16 octobre également
Saint-Etienne, le 22 octobre

Ecologie et coton bio

L’aspect écologique de la culture bio est aujourd’hui bien compris. Il est une grande motivation dans les actes d’achat de ceux qui ont décidé de consommer autrement et un signe d’espoir bienvenu face aux données environnementales calamiteuses qui se multiplient aujourd’hui. Il faut pourtant savoir que la production de denrées alimentaires (qui semble préoccuper avant tout en matière agricole) est proportionnellement moins source de polluants que la culture du coton. Deux données chiffrées méritent d’être mises en parallèle et inlassablement répétées :

- Si 2,5 % des surfaces cultivées dans le monde sont utilisées pour produire du coton, elles absorbent 25 % des pesticides déversés sur la planète…
- À l’échelle de la planète, seule 1 pour mille des surfaces consacrées à la culture du coton est bio.

La culture du coton est extrêmement polluante ; son traitement l’est tout autant : le coton est d’abord massivement blanchi au chlore, dont chacun connaît les méfaits. Puis il est majoritairement teint à l’aide de produits riches en métaux lourds et autres substances allergisantes.

Aspect Économique et humain

La culture intensive du coton est source d’innombrables drames dans les pays producteurs. De par les intoxications liées à l’usage des produits de synthèse, d’une part. On ne compte plus les maladies et décès liés à l’usage de produits qui sont parmi les plus dangereux sur le marché. Ces produits induisent à la longue une résistance des cultures qui génère sa propre « solution » : traiter plus, toujours plus… En cinquante ans, on est passé de 10 « passages » par an à une quarantaine dans certaines régions. Ces traitements entraînent d’autre part une dépendance financière toujours plus grande des cultivateurs aux multinationales qui les commercialisent, les paysans ne vendant leurs récoltes que pour payer les dettes qu’ils ont contractées en achetant ces produits. Il en va de même pour le coton OGM, qui oblige le paysan à racheter des semences au prix fort (quatre fois plus élevé !), sur un marché du coton dont les cours sont chaque année plus bas. Les pays les plus pauvres étant les seuls à ne pas recevoir d’aide de leur état de tutelle…

La culture du coton bio est une véritable opportunité pour les pays pauvres. D’autant que les rendements, après quelque temps de pratique, finissent par être excellents, contrairement à ce que les soi-disant experts expliquent aux paysans pour les maintenir dans la dépendance. N’a-t-on pas massivement cultivé le coton pendant plusieurs siècles sans produits de synthèse ?

Les exigences « Côté Nature »

• Trois entreprises fournissent majoritairement le coton :
- Remei certifie un fil bio issu du commerce équitable (label Biore), en provenance d’Inde et de Tanzanie.
- Hermann Buhler propose un coton américain, certifié Skal International. Cette provenance a un peu gêné Côté Nature dans un premier temps… Mais elle est vite apparue comme étant une démarche qu’il convient d’encourager aux États Unis, cette production étant issue de fermes sur lesquelles les cultivateurs se battent contre les OGM.
- Cortexil fournit un coton péruvien certifié par Krav Control.

• Les teintures sont réalisées par l’entreprise T.A.T, avec Norme Ekotex 100 Standard et Iso 14001 pour le traitement des eaux usagées.

• Conception, tricotage, lavage (pour assurer la stabilité), teinture et confection sont réalisées dans la région de Roanne (Loire).

À consulter :

- « Vêtement, la fibre écologique », Éditions Terre Vivante.
- « Pesticides, le piège se referme », Éditions Terre Vivante.
- « Colère noire au pays de l’or blanc », un excellent article consacré au coton bio au Mali, parut dans le numéro de mai 2004 de la revue « Nature et Progrès ».

 

 



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