top

Points de vues | SAT'Info n° 91 - du 05/2007


Suremballages inutile: à vous de jouer !

Chers clients,

les produits que vous aimez ont-ils vraiment besoin d’étuis cartonnés brillants et flashy pour que vous les adoptiez ? Nous pensons que non.

Nous avons donc demandé à nos fournisseurs de limiter au maximum leurs emballages, il y a un an ; de prendre le risque d’un marketing moins soutenu, en pariant sur la responsabilité des consommateurs.

Il n’y avait plus qu’à ! Expliquer notre démarche, qui ne se réclame que du bon sens : éviter l’inutile. Écouter nos partenaires et prendre connaissance des risques commerciaux, des impossibilités techniques. Recueillir leurs craintes, parfois, leur enthousiasme, souvent, leur bonne volonté, presque toujours. Puis tester… Les cookies sans étuis cartonnés… ou sans barquettes plastiques dans le boîtage… Évaluer l’allure du produit, quantifier l’éventuelle casse, définir ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas…

L’heure est aujourd’hui au bilan.

Certains fournisseurs sont allés très vite. Pour modifier ce qui devait l’être, super, ou pour dire non à la démarche, dommage… Ceux qui on fait ce dernier choix sont rares, et leurs gammes ne sont plus dans nos rayons. Quelques impossibilités se sont  confirmées, mais peu ; dans le domaine des produits pour bébé notamment, la sécurité sanitaire maximum a été choisie et rien n’a changé. La grande majorité des évolutions s’est faite au compte-gouttes, au fil des mois : vous avez ainsi vu les galettes végétales quitter leur cartonnage, le roquefort son blindage, le tofu et les nems leur étui, les céréales leur carton, les sardines leur fourreau… Plus d’une centaine de produits ont ainsi été judicieusement déshabillés.

Restent ceux qui vont évoluer très rapidement : les graines à germer, le germe de blé, le pain Essène, quelques pâtes végétales à tartiner… Ceux qui ne vont pas tarder : les derniers müeslis. Et ceux pour lesquels les fournisseurs cherchent toujours une solution : ainsi ce grand fabricant de galettes végétales et son boss, maître en tofu, actuellement maître… en surremballage, qui met toute son énergie pour devenir maître en écologie en cherchant dans le domaine des emballages compostables. Vas-y, Bernard ! On t’encourage, on t’observe, et on attendra… un peu.

Le paysage a changé dans nos rayons. On se surprend à évaluer la différence en observant d’autres banques froides que les nôtres… pardon. Quant à l’enjeu final, il se dessine : si les produits concernés se vendent toujours aussi bien, nul doute que la démarche se généralisera.

À vous de jouer !

 



decor central du bas.jpg