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SAT'Info n° 95 - du 01/2008
L’huile de palme vendue à Satoriz Quelques précisions concernant l’écologie.Rappel : l’huile de palme est riche en acides gras saturés. En cela, elle ne peut constituer un aliment à utiliser quotidiennement, et sa consommation doit être mesurée.
Elle peut toutefois présenter des avantages : l’huile de palme est probablement l’option la plus satisfaisante pour la friture, puisqu’elle ne se dégrade pas à la chaleur. Elle peut se substituer au beurre dans les pâtisseries, auxquelles elle donne une bonne tenue. Mais plus que le beurre, elle remplace en bio les matières grasses qu’utilise l’industrie agroalimentaire conventionnelle, soit des margarines à base d’huile végétales hydrogénées, riches en « acide gras trans » et donc très nocives.
L’objet de ces quelques lignes n’est pourtant pas d’en valoriser l’usage, vous l’avez compris. Chacun saura faire la part des choses quant à une utilisation raisonnable. Nous souhaitons avant tout attirer l’attention sur une confusion qu’il faut éviter, concernant un sujet largement médiatisé : les plantations de « palmiers à huile », dont on tire certaines huiles de palme, contribuent dramatiquement à une large déforestation en Malaisie, Indonésie, Thaïlande. Des forêts primaires sont dévastées pour laisser place à cette culture ; les orangs-outans et autres grands singes qui habitent ces forêts sont menacés de disparition. Une situation qui ne risque malheureusement pas de s’arranger puisque les producteurs d’agrocarburants s’intéressent de près à la filière. Nous tenons à préciser à nos clients que les huiles de palme qui proviennent d’Asie ou d’Océanie sont celles qu’utilisent les grandes multinationales de l’agroalimentaire. Nous n’y avons pas recours. De même que Satoriz s’interdit le soja brésilien, fut-il bio (ce qui nous prive d’une marque de lait de soja et desserts très connue des consommateurs), nous ne commercialisons pas d’huile de palme provenant de surfaces déboisées.
Les pains d’huile de palme que nous vous proposons aux marques Vigean et Markal sont toutes deux importées de Colombie par la société française Brochenin, qui s’est impliquée sur place avec la famille Davilla, à Aracataca, sur la côte caraïbe.
Les plantations de palmiers se font uniquement en zone rurale, sur des surfaces agricoles non boisées. Cette culture participe donc… à la reforestation ! Elle a un impact d’autan plus positif qu’elle est en concurrence avec l’élevage bovin sur ces mêmes terres, qui lui est polluant.
Les plantations de la famille Davilla ont commencé en 1970. Grâce à la collaboration avec la société Brochenin, elles ont été les premières au monde à être certifiées bio en 1993 (ECOCERT). Une certification PROFOREST leur a été accordée en 2003, en conformité avec la vie sauvage (WWF), et le respect des arbres d’origine (FSC).

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