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Points de vues | SAT'Info n° 46 - du 12/2000

 
 

Du gras, que diable !

 
 

Ça fait tout drôle, hein ? Face à l’omniprésence des études sur nos comportements alimentaires qui décrètent régulièrement et à juste raison que nous mangeons trop gras, face à la pression constante du maigre comme critère de beauté, face aux régimes imbéciles et dangereux qui en découlent, il devient difficile de défendre ne serait-ce que l’idée de la nécessité du gras. Idée d’autant moins séduisante qu’à l’approche des fêtes, beaucoup s’en régaleront, en abuseront, mais sans l’assumer : c’est une parenthèse, une faiblesse, un péché, une déviance.

Difficile d’y voir clair.

On aime le gras mais on le combat, on vante les vertus de l’huile d’olive mais on vous prépare des vinaigrettes allégées, une margarine censée être grasse aura d’autant plus les faveurs des consommateurs qu’elle le sera moins, le foie gras encrasserait les artères mais prolongerait la vie des habitants du sud-ouest…

Vous nous avez lu vingt lignes… Que pouvez-vous attendre des pages suivantes ? Certainement pas qu’on vous achève en vous incitant à abuser… Qu’on vous présente le produit miracle qui vous permettrait de le faire tout en restant bien portant ? Qu’une nouvelle étude apporte des éléments libérateurs, bouée de secours pour les jouisseurs ?

Rien de tout cela, nous ne ferons que rappeler quelques faits connus :
- Le gras est plaisir et santé, si l’on sait doser. L’abondance nuit, tout comme la carence.
- Plaisir et santé, mais il faut également choisir : plutôt végétal, et de qualité.

 
 



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