Produits ménagers bio – Entretien : Douce Nature

Initialement publié en juillet 2003

Douce nature

Produits d’entretien et cosmétique naturelle. À proximité de Bressuire, dans les Deux Sèvres.

Tournicoti, tournicoton… Un vrai zébulon, ce Gilles Guilbaud ! Qui vous entraîne dans son monde avec un enthousiasme irrésistible, à la découverte de rien moins que tout. Mais que nous vaut tant de familiarité avec un homme aussi élégamment cravaté, par ailleurs fondateur et patron de la maison “ Douce Nature ” ? La joie de vivre, mon cher. Que Gilles a aussi communicative qu’il a le tutoiement facile et de bon alois. Une bien agréable entrée en matière pour découvrir un sujet qui aurait pu être rébarbatif – les joies de la lessive et du produit vaisselle… – mais qui s’avère être passionnant pour peu qu’on l’aborde sous le seul angle qui mérite autant de passion : le respect de la vie.

On l’imagine bien le bonhomme à dix ans, se carapatant après avoir sournoisement tiré quelques sonnettes… Ou en jeune potache perturbant allégrement les cours de physique-chimie… Trêve de fiction sur le passé, le présent du jeune diplômé de l’Ecole de Commerce de Nantes aura prise sur le réel : engagement et militantisme pour les causes non violentes et anti nucléaires, entre autres. Et vif intérêt pour l’idée de produits biodégradables qui émerge en ce début des années soixante-dix. À la faveur d’un réseau de copains travaillant au CNRS, Gilles planche alors sur des formulations de produits d’entretien naturels et commence à les commercialiser seul, dès 1972. La future société “ Douce Nature ” est née. Dix ans plus tard, la maison quitte Orléans pour s’installer dans les Deux Sèvres, lieu de notre pèlerinage de ce jour.

Avant même d’entrer, la couleur est annoncée : le logo LPO, la ligue de protection des oiseaux, apparaît plus visiblement encore que le propre nom de la société… Quant à la visite de l’entreprise, sa première mouture tourne court suite au violent appel de la très proche forêt qui s’empare aussitôt de monsieur Guilbaud. Rien qui ne soit fuite ou manque de transparence, puisque nous y reviendrons longuement par la suite. Mais il y a les vignes de ce rare cépage, juste là, il faut aller les voir ! S’arrêter sur la forme des feuilles et la rigueur du taillage, puis s’extasier devant une fourmilière, avant de poursuivre plus loin pour aller voir les mouflons…
Tournicotons ! Tout un poème, ces mouflons : Gilles nous garantit que nous les verrons dès qu’il les appellera. L’endroit est très vert et fourni, pas la moindre trace de cornes à l’horizon. Appel répété de notre hôte, sans résultat. Nous leur faisons certainement peur. Mais pas l’once d’un doigt de renoncement chez notre amoureux des animaux qui multiplie ses puissants cris sous notre regard amusé, et avouons-le, quelque peu incrédule… Stupeur : le troupeau se profile à une cinquantaine de mètres et s’avance sereinement vers nous, avec mâles et femelles, petits et grands… Silence, beauté, et pour tout dire, respect…

La visite du manège enchanté ne faisait que commencer : quelques minutes plus tard, nous apercevons les vaches qui font la fierté de notre homme tant elles sont belles et rares puisque de race highlander. Belles, certainement, mais vues d’un peu trop loin… Qu’à cela ne tienne, rebelotte ! Gilles les appelle longuement avec la persévérance que nous lui connaissons maintenant, et les bovidés finissent à leur tour par nous rejoindre. Etonnant ! Etonnantes, elles le sont vraiment, ces vaches, avec leurs grandes cornes et ce poil long qui leur couvre les yeux… Vous l’aviez deviné, le taureau s’appelle Pollux.

On passera devant les canards, qui nous rendront également visite après avoir été appelés… On s’étonnera alors devant un énorme panneau solaire, puis face à un four tout aussi solaire destiné à réchauffer les plats de l’équipe des salariés pendant la pause ; avant de tout apprendre sur l’éolienne qui fut montée ici au sommet des poteaux d’éclairage récupérés au stade voisin… Mine de rien, l’ensemble produit un tiers de l’électricité consommée sur le site. Dernier détour pour observer le repaire des écureuils, qui ne furent pas appelés… Fatigué, Gilles ?

Bon, on se régale, là, mais on ne va pas y passer la nuit. Après la ménagerie, le ménage : il faudra bien qu’on y comprenne quelque chose, à ces produits. La surprise viendra de la taille de l’ensemble de production, high tech mais très réduit, et de l’impression visuelle qu’il laisse : d’une étonnante simplicité. Alors que nous imaginions des grandes cuves d’inox et des tuyaux partout, assaisonnés de tube à essais dans une ambiance Géo Trouvetout mâtinée Professeur Tournesol, nous nous retrouvons face à un outil étonnamment sobre. Une cuve de taille modeste pour la cosmétique, deux à peine plus grandes pour les produits d’entretien, une machine à emballer, une autre pour comprimer l’air destiné aux aérosols (unique en Europe, quand même) et ce qu’il faut pour stocker les quelques centaines de récipients qui seront à l’origine des différents mélanges. C’est tout… Un laboratoire recherche et développement nous rappellera toutefois qu’on ne trouve pas sans chercher. Cogitez, expérimentez, votre progrès sera le nôtre !

Mesdames, et surtout messieurs (on est moderne à Sat’info…), la douceur de votre linge et la délicatesse de votre peau (rigole pas, Aldo !) sont entre de bonnes mains.

Le vert crée du vert !
L’environnement exceptionnel de Douce Nature n’est pas le fruit du hasard. Ces 26 hectares ont en grande partie été plantés par Gilles Guilbaud. Le but : disposer des meilleures matières premières. Vigne rouge, mais aussi calendula et millepertuis sont cultivés ici en bio-dynamie. L’électricité nécessaire à l’entreprise y est en partie produite grâce à l’éolienne et au panneau solaire, l’eau de deux sources étant totalement puisée sur place, pour une qualité de fabrication optimale de produits écologiques.

Entretien avec Gilles Guilbaud

doucenatureSi la définition du suractif touche-à-tout tendance petit génie semble particulièrement convenir à Gilles Guilbaud, vous conviendrez avec nous que ces centres d’intérêts ne sont pas éparpillés. Ils convergent en un point qu’on appellera écologie, même si le mot semble un peu court. C’est bien entendu autour d’elle que tournera notre entretien. Une réponse qui fuse, avant même la première question…
…Guilbaud, Gilles Henri Georges Marie ! Lieu-dit “ La Vacherasse ”, Nueil les Aubiers, dans les Deux Sèvres…

Bravo ! Gilles, veux-tu faire le pari avec nous de bien faire comprendre à nos lecteurs ce que sont les produits d’entretiens naturels, sans les assommer de formules chimiques incompréhensibles et en évitant de trop employer de mots savants ?
Pari tenu. D’autant plus qu’a priori, ces produits d’entretien dont nous parlons ne sont intéressants pour personne… Notre volonté est justement de simplifier et de faciliter la corvée du ménage au quotidien, tout en préservant l’environnement.

Pourquoi cette alternative aux produits ménagers les plus répandus ? Sont-ils si mauvais, malgré les nombreuses nouvelles normes antipollution ?
Prenons le cas d’un produit vaisselle de type grande distribution, fait à base de pétrole, moussant et bio dégradable à 90 %. Ça paraît bien sûr le papier… Mais ce produit n’est pas élaboré sur une base végétale. On y trouve des traces de chlore, de benzène ou de glycol qui restent dans le sol des dizaines d’années. Et en provenant du pétrole, il n’est pas renouvelable, comme le sont des produits à base de coprah, de macadamia, de coco, jojoba, tournesol ou colza, qui proviennent eux de l’énergie du soleil. Dans ce cas, le bilan écologique est favorable, que ce soit lors de la phase de fabrication ou à la dégradation, puisque les matières premières retourneront à la terre et produiront de l’humus. Chez nous, le produit vaisselle est élaboré avec un acide gras d’huile de coco, un agent surgraissant et une huile essentielle de pamplemousse : il est bactéricide, fongicide et présente une bonne odeur. On pourrait en boire et en manger ! Sans aller jusque-là, il est parfaitement adapté à la vaisselle, au nettoyage du biberon et on peut même se passer de le rincer ! Il est également respectueux de la peau, des muqueuses…

On trouve aussi de bons produits d’entretien “verts” en grande surface…
Au niveau du produit, c’est un premier pas. Mais ce sont les mêmes multinationales qui les fabriquent et qui sont les plus gros pollueurs de la planète par ailleurs… Même s’ils mettent un panda sur l’emballage, ou toute autre référence à une démarche écologique pour se donner bonne conscience. Ce qui me fait penser à EDF, qui consacre plus d’argent à sa campagne pour les énergies renouvelables à la télé qu’à construire des centrales solaires ou des éoliennes…

Pour qu’elles raisons ces multinationales n’utilisent-elles pas des produits naturels, qui les mettraient à l’abri des critiques ?
Je te donne un exemple pour les insecticides : le kilo d’extrait de pyrèthre ou de roténone coûte 120 euros le kilo. Le prix de la molécule de synthèse équivalente est d’un euro… Au bout du compte, tu imagines bien que les marges commerciales ne sont pas les mêmes ! De même pour les laits de toilettes pour enfants qui contiennent de la vaseline ou de la paraffine. Ces produits peuvent être utiles pour lubrifier une machine à coudre ou à l’occasion pour rendre hermétiques les pots de confiture, mais en aucun cas pour la peau des enfants, cela peut entraîner de phénomènes occlusifs dangereux… Le gros avantage de ces matières premières en cosmétique, c’est qu’elles ne coûtent pas cher dans un lait qui en contient jusqu’à 80 % ! Une huile végétale noble coûte 300 fois plus !

Comment résumerais-tu les grandes règles de base de la fabrication d’un produit d’entretien naturel et écologique ?
– Bannir le chlore, la soude caustique, les phénols, la paraffine, la vaseline, les produits animaux, les acides forts (phosphoriques, nitriques, sulfuriques, etc…)
– Exclure tout ce qui est inutile en suremballage, notamment le PVC.
– Que le commerce soit équitable à tous les niveaux : celui qui ramasse fleur par fleur la camomille à la main mérite salaire. Nous ne sommes pas tout seuls, mais au centre d’un réseau avec de multiples passerelles.
– Que le produit soit performant, et économiquement viable !

Est-ce facile à réaliser ?
Le postulat est simple. Mais y répondre de manière globale et pratique, c’est difficile. Notamment parce qu’on n’a pas la maîtrise totale sur l’extrait végétal : une huile de moteur de synthèse est stable, pas une huile végétale ni un extrait végétal. Le consommateur veut le même aspect, la même texture, odeur, couleur, limpidité et on ne peut pas y arriver. Le client doit le savoir et nous aider en l’acceptant.

Les produits naturels sont-ils aussi performants que les autres ?
Oui, sans aucun doute. Parfois même supérieurs, comme la poudre à laver. Les lessives actuelles contiennent 20 % de principes actifs, et 80 % de “ charge ”, à base de sulfates et de carbonates (craie et chaux). Un produit Douce Nature, c’est 80 % de matière active, et 20 % seulement de charge, pour la fluidité de la poudre. Plus les industriels se régalent à mettre des impuretés dans leur lessive, plus le consommateur est obligé de mettre un assouplisseur ! On ne devrait pas en avoir besoin.

Tu le disais tout à l’heure, beaucoup de fabricants se réclament d’une biodégradabilité à des taux qui forcent a priori le respect. Y a-t-il abus de langage ?
Il faut savoir de quoi on parle : un corps simple doit se dégrader et servir de nourriture aux micro-organismes, au lieu de les détruire. Pour tester cette capacité, on pratique des tests et on a établi des normes. Mais il y en a plusieurs ! Personne n’est d’accord. On devrait avoir une norme étalon d’ici 2005. Ce qui est indéniable, c’est que si un produit est biodégradable à 99 %, mais que le 1 % restant est rémanent sur des siècles (radioactivité, cyanure), il faudra être vigilant… Les ingrédients que nous utilisons sont connus depuis la nuit des temps et dégradables sous forme d’humus. Ils sont composés d’extraits végétaux, d’huile et d’huiles essentielles, respectueux de l’environnement à tous niveaux. La bonne démarche consiste à observer la nature, puis d’accompagner ses potentialités.

On peut tirer des produits de cette nature en en empruntant la quintessence, sans la dégrader.
Oui, sans aucun doute. Parfois même supérieurs, comme la poudre à laver. Les lessives actuelles contiennent 20 % de principes actifs, et 80 % de “ charge ”, à base de sulfates et de carbonates (craie et chaux). Un produit Douce Nature, c’est 80 % de matière active, et 20 % seulement de charge, pour la fluidité de la poudre. Plus les industriels se régalent à mettre des impuretés dans leur lessive, plus le consommateur est obligé de mettre un assouplisseur ! On ne devrait pas en avoir besoin.

Cette démarche est-elle généralisable à l’ensemble de la planète ?
Oui, absolument. Cela passe par la responsabilisation et éventuellement l’autonomie de chacun en ce qui concerne l’énergie et la production. Je ne crois pas à l’esprit jacobin en la matière, à ce qui est centralisé : c’est démodé. Il faut montrer l’exemple individuellement, ou par petits groupes. La solution ne viendra pas d’un messie, fut-il scientifique ! On a de bons exemples de ce qu’il est possible de faire, ici dans les Deux sèvres. Des tracteurs qui fonctionnent avec l’huile de colza provenant de la ferme, les tourteaux servant par la suite à nourrir les chèvres, etc… Et si l’on a besoin de produits venant de l’extérieur, il faut alors le faire de manière solidaire, sans se mettre à genoux devant les dictateurs qu’on nourrit, comme c’est trop souvent le cas…

La loi impose aux fabricants de cosmétique une certaine transparence en rendant obligatoire la liste des ingrédients utilisés (les fameux codes INCI). Qu’en est-il pour les produits d’entretien ?
Tant dans la formulation du produit que sur l’emballage, on peut faire tout et n’importe quoi ! Seule les précautions d’emploi sont précisées et couvrent un champ tellement large, qu’à la limite, on ne peut plus se servir du produit ! La législation est une astuce en elle-même, les fabricants sont bien couverts en cas de pépin… J’en profite pour signaler qu’à mon sens, le directeur des achats d’un magasin à aussi une responsabilité en la matière, de par le choix des produits qu’il propose à ses clients.

L’été est particulièrement propice à l’usage des insecticides. Que peut-on en dire ?
Un produit insecticide classique contient des molécules de synthèse qui sont rémanents et se concentrent dans les tissus au lieu de se dégrader. Ils influent sur le système nerveux, des enfants particulièrement. Certains sont même interdits au Danemark, en Suisse, Australie, Californie, mais pas en France… Nous utilisons pour Douce Nature des répulsifs qui sont dégradables, à la lumière notamment (ils sont photolabilles). Ces sont la roténone, les pyrèthres et les extraits de neem (extraits azadiratchine). Ces produits sont utilisés depuis longtemps par les Indiens notamment, nous n’avons rien inventé… Le système de propulsion des aérosols mérite aussi d’être évoqué : nous sommes les seuls en Europe à intégrer un système de propulsion fait d’air comprimé. Il ne présente aucun danger, contrairement au butane que l’on trouve dans d’autres produits et qui est un véritable explosif. Petite parenthèse : notre choix ne s’est pas fait sans pressions du syndicat des fabricants d’aérosols…

Il y a pas mal de marques de produits d’entretien naturels en Europe du Nord. Représentez-vous un poids notable face aux grandes multinationales ?
Commercialement, nous ne sommes rien. On ne les embête pas trop… Mais si nous passons de 0,1 % du marché à 1 % avec pour partenaires et clients des gens informés et sensibilisés qui savent communiquer, là, ça deviendra inquiétant pour eux.

Votre clientèle est-elle composée de personnes convaincues par l’écologie, ou par d’autres qui souffrent de problème de santé liés à l’usage de produits de synthèse ?
Une part de notre clientèle est convaincue. L’autre est constituée de personnes qui se trouvent dans l’impasse suite à des problèmes dermatologique ou respiratoire liés à l’usage de produits de synthèse, et ceux-là nous font beaucoup de publicité ! Parmi eux, certains continuent de polluer allégrement par ailleurs… C’est un peu comme ceux qui se mettent à l’alimentation bio uniquement par souci sanitaire, pour les enfants… C’est un départ.

Gilles, si j’étais ministre de l’environnement, je te donnerai une médaille pour ta vie, ton œuvre… et plus intéressant encore, des subventions ! En touches-tu actuellement ?
Des subventions ? Tu veux plutôt parler des taxes qu’on paye à la place des pollueurs, oui ! ? Il y a d’abord la taxe “ éco-emballage ”, à laquelle correspond le petit logo que tout le monde connaît. On paie très cher, pour un travail qui ne semble pas toujours bien fait. Et puis il y a la TGAP, la taxe sur les produits polluants tels que pesticides et phosphates, que je paye aussi. Je m’insurge contre cette taxe déguisée, qui pénalise les produits non polluants. Sans compter ce que l’on verse aux organismes de certification bio. C’est un bien malheureux (ou un mal nécessaire !), qui contrôle à outrance, pour à peine 1 % de tricheurs…

Certains de tes produits sont labellisés Demeter (la gamme soin bébé), et tu pratiques la biodynamie dans l’esprit au quotidien. T’es-t-il facile d’être confronté d’une part à la science et d’autre part à ces techniques bio-dynamiques, qui ne semblent pas toujours rationnelles ?
Pour moi, la bio-dynamie est une science tout à fait exacte, mais qui n’est pas encore dévoilée. Comme l’homéopathie. Les préparations bio-dynamiques ne sont pas totalement explicables, mais le seront certainement un jour. Les vivants ont un instinct qui leur permet d’agir sans forcément comprendre. Un singe mange entièrement une banane bio, alors qu’il ne mange que la chair d’une banane non bio. Une tisane de vigne rouge cultivée ici, je n’ai jamais vu un enfant la refuser. De même pour mon jus de raisin. Il y a un truc avec la bio-dynamie…

Tes passions ?
Tu m’as vu dans les champs… Le végétal, la culture, les animaux… La préservation des variétés végétales et des races en voie de disparition : chèvres Rove, mouflons, vaches hyghlander, vrais écureuils, chouettes effraie, chauve-souris, fourmis, bousiers, vers de terre… Mais à la prochaine réincarnation je voudrais mieux maîtriser l’astronomie, comme le fait si bien ma femme. Je suis jaloux d’elle !

Si tu avais à retenir un livre, un disque, un tableau ?
– Pour le livre, je choisis le dernier que j’ai lu : Le voyage d’Hector ou la recherche du bonheur, de François Lelord. L’histoire d’un psychiatre qui écoute ses patients et se rend compte qu’ils sont tous malheureux. Il cherche alors à comprendre et fait le tour du monde. Il trouve des solutions, mais pas la solution…
– En musique, je retiens une partition : “ La danse du feu ”, de Manuel de Falla, lorsqu’elle est interprétée par ma fille Catherine au piano.
– Pour le tableau… Tout ce qui m’entoure ! Là où il y a du vivant, du bruit ou du silence, de l’espace, des odeurs… Ou le “ Chalet des Arômes, à Madagascar. Une ancienne forêt qui a été dévastée, un paysage lunaire. On a commencé à planter du ravensara. Et puis les planteurs Malgaches ont construit une cahute, en haut. C’est le début du tableau, les contours. Son contenu n’est pas encore défini, ce sera très beau dans quelques temps.

La bio-dynamie : pratique culturale labellisée par Demeter

– Préparation de la terre par une fumure compostée et dynamisée
– Semis et plantations dans le respect des cycles du système solaire
– Soin du sol, du végétal et de l’animal par l’application de préparations
bio-dynamiques, thérapeutiques et régénératrices
– Développement harmonieux de la plante et de l’animal par le respect de leurs cycles et de leurs croissances naturels
– Récolte à maturité
– Transformation avec la conscience et le savoir faire artisanal de l’homme.
– Commercialisation dans un concept de commerce équitable (avec équité et au prix le plus juste).

Un partenariat équitable avec Madagascar

Lors d’un voyage à Madagascar, Monsieur et Madame Guilbaud sont surpris par la déforestation avancée due aux brûlis notamment : sans électricité ni gaz, on brûle le bois pour la cuisson des aliments. Il ne reste que roche et sable, d’où le nom d’ ”Ile rouge” de Madagascar. Ne pouvant rester indifférents devant cette désolation, ils décident de créer une société dont le projet est de replanter en bio pour sauver les terres, et d’impliquer les hommes pour valoriser les espèces plantées, grâce à la fabrication d’huiles essentielles. Les principales variétés cultivées et extraites sont le ravensara, la citronnelle, l’eucalyptus, la girofle et la canelle.
Grâce à ce projet, de nombreux progrès ont été réalisés sur place. Le but, à long terme (5 ans), étant que cette société soit autonome et n’ai besoin de Douce Nature que pour ses débouchés d’huiles essentielles. “ Aider sans assister ”

JM