Notre curcuma, de son terroir à votre bien-être…

Initialement publié en janvier 2017

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Cette petite racine biscornue est en passe d’être reconnue sous nos latitudes et d’y obtenir le statut de plante “intéressante”, par les multiples vertus révélées au fil d’études récentes. Nos amis indiens s’en doutaient  déjà  depuis quelques millénaires, mais que voulez-vous, on est comme ça, il faut que notre savoir valide… Bref, la  gazette des potagers, fidèle à son esprit, souhaite aussi vous faire connaître le chemin parcouru par cette plante lointaine devenue familière de nos étals. Une petite histoire d’hommes animés d’une énergie tranquille et partageuse qui aboutit à une belle réussite économique… et humaine.

 

curcuma-reuseAvant d’embarquer et de traverser l’Atlantique, je vous propose un petit détour par le Gard, du côté de Bellegarde chez notre partenaire et ami Nicolas Reuse. Qui ne vous est pas inconnu,  à travers sa marque Biogarden, pourvoyeuse de tomates, melons, radis ronds et autres salades… Notre homme ne saurait cependant se reposer sur son potager. Très curieux de nature, avide d’apprendre des autres et de leur faire partager son savoir-faire agronomique, il aime également élargir ses horizons et parcourir le grand monde. Au cœur des années 2000, ses pérégrinations l’ont mené dans l’extrême sud-est du Brésil, aux environs de Paranagua, sur la côte atlantique. Il va y rencontrer le senhor Cicero Moreira dos Santos (Cicere pour les proches) et sa famille. Ce sont des trabalhadores rurais sem terra, des paysans sans terre qui peinent à acquérir du foncier pour s’installer et s’enraciner quelque part.

Des racines, c’est justement ce que Nicolas recherche (celles du gingembre dans un premier temps) : le climat chaud et humide de ces régions correspond parfaitement aux besoins des plantes de la famille des zingibéracées, dont font partie curcuma et gingembre. Le courant passe tout de suite entre la Suisse et le Brésil. Sans tarder, Nicolas aide et permet l’installation de Cicero (achat des terres, de matériel, assistance agronomique pour la menée des cultures en bio). Les premières récoltes de gingembre (suivies un peu plus tard par celles de curcuma) sont acheminées par container vers le port de Fos-sur-Mer (un mois de navigation) où Biogarden les récupère pour en assurer la distribution auprès de ses clients.Les racines de curcuma sont enfouies à la fin de notre été, en août/septembre pour permettre une récolte vers le mois de mars. La culture en est assez résistante et c’est à peine si les tiges craignent quelques attaques fongiques, comme celles du fusarium. Le challenge pour un bon résultat est celui de permettre à la plante de se développer et de prendre une ampleur qui garantira de beaux rhizomes. Il faut donc désherber inlassablement (et manuellement) pour que nos tiges de curcuma s’imposent au reste de la végétation qui peut s’avérer envahissant, conditions climatiques tropicales aidant.

curcuma-ciceroSur les 20 hectares qu’il exploite maintenant, Cicero en consacre dix au curcuma : c’est la surface optimale pour ses objectifs de production et la mise en place des rotations nécessaires à une bonne agronomie. Dès que les belles fleurs roses fanent, les tiges sont broyées mais les rhizomes laissés en terre, un peu comme ce que pratiquent nos jardiniers avec la pomme de terre. Ils vont continuer à se développer, libérés du besoin de nourrir leur partie aérienne. Au bout d’un bon mois, il ne restera plus qu’à ouvrir le rang, cueillir, laver et… vogue le container !

Finalement, le commerce international, ça peut parfois  se mettre en place sans grandes manœuvres et se valider par quelques poignées de mains. Hormis cette simplicité, notre filière se distingue également :
– par sa genèse puisqu’elle est née de la curiosité d’un homme et de son envie de mettre en place un partenariat simple et efficace.
– par le suivi agronomique et sanitaire qu’elle rend possible (pas d’intermédiaires entre le producteur et l’acheteur). La traçabilité est aussi avancée entre deux continents qu’elle peut l’être sur une production de proximité.
– par la souplesse qu’elle permet au niveau des volumes et des variétés produites.

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Pour le reste, nos lecteurs les plus attentifs se souviennent, les autres se reporteront à l’article relatant les bienfaits  de la plante dans notre Sat’Info n° 98  de juillet… 2008. Déjà !

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Tout le curcuma sous forme fraîche (rhizomes et jus) que nous vous proposons est issu de cette organisation (complétée par une autre filière péruvienne fonctionnant à l’identique).

Les curcumas disponibles (selon les arrivages) sont aujourd’hui au nombre de trois (parmi des dizaines de variétés existantes) :
– le classique longa à la chair de couleur rouille
– l’amada (également connu comma curcuma mangue) à la pulpe pâle et à la saveur plus douce
– enfin le caesia, inversement d’une saveur camphrée très puissante, avec une pulpe d’un beau gris bleuté…

 

curecumaA retrouver dans les rayons de Sato :

Le jus Cure-Cuma de Biorganix

Elaboré chez Biogarden, ce jus est obtenu en broyant à froid des rhizomes de curcuma et en les mélangeant avec de l’huile végétale et du poivre (pour la synergie) ainsi que des feuilles de menthe et du jus d’orange (pour le goût). Au lieu de faire un simple jus, il a été décidé d’opter d’emblée pour une vision globale assortie d’une caution médicale permettant à nos clients de profiter au mieux des vertus de la curcumine. Nicolas Reuse a ainsi sollicité la collaboration d’un chercheur spécialiste de la recherche sur le Sida, le Dr Jacques Homsy. La recette du Cure-cuma a nécessité plusieurs mois d’expérimentations afin d’obtenir une parfaite synergie des composants. Le résultat est qu’à volume égal, le jus de Biorganix contient près de 60 fois plus de curcumine qu’un simple jus “pur curcuma” tel qu’on pourrait l’obtenir à la maison. A consommer en cures.

Alain Poulet