Les déodorants Weleda

 

Nouvelle formule, efficacité 24h

Le bio, ça n’a pas toujours été facile… Les premiers vins, par exemple, n’avaient pas franchement bonne réputation. Mais ils ont vite affirmé leur caractère et sont aujourd’hui souvent la référence, y compris sur les grands crus. En cosmétique, les premières crèmes visages étaient un peu épaisses… Quelques années plus tard, les plus grandes stars en vantent les mérites. Pour les premiers déodorants bio, le défi était de taille : l’attente des consommateurs semblait forte, mais la barre technique et marketing du conventionnel était haute, avec ses fameuses efficacités 24 heures, 48 heures, 72 heures… N’y aurait-il point de salut pour un déodorant bio hors de ces normes ? Pour aboutir à quoi, demain ? Un vaccin contre les odeurs, efficacité garantie sur 10 ans…?

Rien ne se sert de cautionner ces délires, aux conséquences nuisibles. En proposant un déodorant efficace sur 24 heures, le bio remplit son contrat dans le respect de notre physiologie, on ne lui demandera pas plus.

Petit tour dans les coulisses de la genèse du premier produit bio de ce type avec Marc Follmer, Directeur scientifique et Pharmacien chez Weleda.

Un nouveau déodorant, donc. Grosse affaire, au niveau de la recherche ?

Nous avons une équipe recherche et développement qui travaille sur toutes les innovations Weleda. Ce projet en fait partie, parmi d’autres. Il s’agit bien entendu de travailler le produit, mais également ce qu’on appelle le « sourcing », c’est-à-dire l’approvisionnement en matières premières.

Combien de temps faut-il pour aboutir ?

Il faut faire de longs essais pour trouver les bons ingrédients, et leurs proportions. Deux ou trois ans au minimum sont nécessaires pour réaliser les tests puis trouver les fournisseurs adéquats, car nous n’achetons pas nos matières premières sur les marchés classiques, nous allons jusqu’aux producteurs. Nous cherchons les personnes qui cultiveront pour nous. Mais avec plus de 90 ans de pratique, on commence à savoir faire !

Venons-en plus précisément à notre sujet : quelles sont les grandes problématiques liées aux déodorants, conventionnels ou pas ?

Sous une seule dénomination, il y a deux produits : un déodorant, et un antitranspirant. Or l’antitranspirant inhibe la production naturelle de sueur. Ce sont le plus souvent des sels d’aluminium qui sont responsables de cet arrêt de la sudation, et ils sont plus que discutés. La production de sueur est un phénomène physiologique, elle varie en fonction de l’alimentation, du stress et d’autres facteurs encore ; aller contre ce phénomène n’est pas forcément sain. Les sels d’aluminium bouchent les pores, et à force de les boucher, cela finit par poser problème.

Vous avez donc choisi de ne pas utiliser de sels d’aluminium. D’autres intervenants en bio ont recours à des sels d’aluminium naturels. Ces sels naturels ne vous donnent donc pas satisfaction ?

Nous n’avons pas de données suffisantes pour les évaluer, mais on se rend compte chaque année un peu plus que les particules fines de métaux sont susceptibles de passer la barrière cutanée. C’est donc une option que nous ne retenons pas. La peau semble être beaucoup plus perméable qu’on ne le pense.

Pas d’antitranspirant chez Weleda, bien noté. Que peut-on dire plus précisément de l’aspect purement déodorant ?

Le déodorant, lui, n’empêche pas la transpiration, mais empêche le développement d’odeurs qui peuvent être désagréables, et qui sont dues à des bactéries.

Mais les odeurs n’ont-elles pas elles aussi une fonction…?

On ne le sait pas… Mais ce qu’on sait depuis longtemps, c’est qu’un coup de savon les enlève aussi, et que ça ne semble pas poser de problème !

Vos précédentes formulations de déodorants avaient leur clientèle. Avaient-elles des limites ?

Elles étaient très appréciées. La raison pour laquelle nous avons cherché à les améliorer et à développer la gamme des déodorants, c’est qu’il y a une forte demande de « roll‘on » chez les consommateurs. C’est en travaillant sur ce conditionnement que nous avons cherché à renforcer leur action, car les tests n’étaient pas satisfaisants jusqu’à 24 heures, ce qui a constitué notre nouvel objectif.

Les  ingrédients que vous intégrez semblent être nombreux !

Au cœur des produits d’hygiène et de cosmétique Weleda, il y a souvent 3 types d’actifs : des plantes ou extraits de plantes médicinales, des huiles essentielles, et souvent des huiles végétales. Ces dernières ne peuvent être présentes dans nos déodorants sous leur forme classique, pour des raisons de galénique.

Reprenons ces ingrédients, un par un. Pour les plantes ?

Dans les panels de plantes que l’on utilise, certaines sont apaisantes, d’autres émollientes et antimicrobiennes, d’autres antioxydantes. On intègre notamment de l’eau distillée d’hamamélis bio, et on y a rajouté des extraits de racine de réglisse, par le biais d’une teinture que nous réalisons nous-même, en bio. Ce que nous amenons principalement de nouveau dans cette formulation, c’est le citrate de triéthyle, un agent désodorisant obtenu à partir d’acide citrique provenant du citron, et d’éthanol, un alcool de blé bio.

Les huiles essentielles ?

Nous en avons une très bonne connaissance depuis longtemps et en utilisons près de 200, toutes 100% naturelles. On intégrait déjà le romarin, le vétiver, le citrus aussi pour le déodorant du même nom, parmi une dizaine d’autres. Ainsi l’huile essentielle de davana par exemple, une plante indienne, que nous utilisons dans le déodorant grenade. Les huiles essentielles agissent au niveau de la transpiration, qu’elles contribuent à diminuer légèrement, même si ce n’est pas un objectif, comme nous l’avons dit. Les huiles essentielles sont bien entendu également un agent naturellement parfumant.

L’extrait d’huile végétale ?

C’est la deuxième nouveauté de ces formulations. Il s’agit d’un agent anti bactérien obtenu principalement à partir d’huile de coco, le Sodium Caproyl / Lauroyl Lactylate. Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’aucun des ingrédients cités ne pourrait agir efficacement seul. C’est vraiment la synergie de ces trois types d’ingrédients, tous d’origine végétale, qui permet l’efficacité de nos déodorants sur 24 heures. C’est là toute l’originalité du produit, conforme à la philosophie des produits cosmétiques Weleda.

Vous nous avez signalé que la nécessité de présenter un roll‘on était à l’origine des recherches que vous avez menées. Est-ce parce qu’il a une efficacité supérieure, par pression peut-être ?

Non, c’est juste que certains le préfèrent à l’usage. Sprays et roll’on ont la même action et la même efficacité.

Que dire de ce nouveau type d’emballage ?

La bille est en polypropylène, le support en polyéthylène basse densité. Le contenant ne relâche pas de produits chimiques, et l’interaction est bonne avec les huiles essentielles. Pas de perturbateurs endocriniens, ni phtalates ni bisphénols, bien sûr. Les emballages sont compatibles avec les exigences  Natrue, et tout est recyclable.

JM