Les couches lavables… ça change tout !

Initialement publié en mars 2008

couches-lavablesCent pages sur les couches lavables, faut être inspiré !

Vu de loin – et côté papa rangé des couches depuis belle lurette – ça sent même un peu la fixette. Mais bon : le nez dedans, feuille après feuille, force est de reconnaître que le sujet a de forts relents d’urgence et qu’on ne peut s’en détourner. Les couches jetables sont en effet une calamité écologique et sanitaire qui trouvent solution dans leur version lavable pour peu qu’on prenne bien le temps d’expliquer le pourquoi du comment et le comment on doit s’y prendre. Soit exactement ce que fait Christelle Beneytout avec son petit livre.

Petit livre qui commence en donnant un peu les chocottes. L’énorme empreinte écologique des couches jetables est ici parfaitement expliquée : nature des matériaux utilisés discutable, nombre d’arbres abattus pour les besoins de chaque enfant trop élevé, biodégradabilité insuffisante. S’y rajoute un coût économique astronomique quand on prend soin de calculer à l’année les dépenses d’un foyer.

Côté sanitaire, c’est encore pire, même si l’auteur, parée de sa belle sensibilité de maman, se garde bien de jouer avec vos peurs. La plupart des couches jetables (pas les nôtres !) sont pourtant imprégnées de produits chimiques aux noms barbares bien peu rassurants. Leur contact permanent avec la peau d’un nourrisson ne peut être anodin.

*Photo: 100pages. 5euros

Reste donc à opter pour les couches lavables. Et là, c’est l’extase. Tous ces modèles ! Des couches « profilées », des « prefold », des « tout en un intégrales » avec ou sans poche, des « toutes en deux » avec ou sans élastique, en version bambou, PUL ou chanvre, équipées ou non de « Snappi », c’est carrément la caverne d’ali caca. Vous choisirez celles que vous voulez, mais à Sato, les couches lavables sont douillettes et en coton bio.

Vient le chapitre usage : croyez-nous bien, tooouuuutes les situations sont envisagées avec force conseils : comment laver bien sûr, mais aussi désinfecter, décrasser… Faut-il utiliser un adoucisseur ? Peut-on parfumer, avec quelles huiles essentielles ? Comment faire en cas de fesses rouges ? Option « je fabrique moi-même mes couches » pour les plus intrépides, rubrique service après vente en cas de fuite… Tant de bonheur pour cinq euros… On en rit un peu, mais on imagine volontiers de quelle aide sera ce petit bouquin pour celles qui hésitent à s’engager.

Rectifions: celles ou ceux qui hésitent à s’engager… Y’a pas de raisons! Le livre se termine d’ailleurs par le témoignage du papa des enfants de la maman auteur, qui en redemande tant il a aimé l’expérience. Son conseil numéro un: « n’oubliez pas le voile de protection entre le beurre et la tartine ». Un poète, comme nous !

JM