Le lait de jument

Initialement publié en août 2007

lait-jumentParmi tous les laits d’animaux domestiques, le lait de jument est celui qui se rapproche le plus du lait de la femme. Il est donc tout indiqué pour les nourrissons et jeunes enfants. Il est notamment utile lorsque l’enfant de moins de 4 ans a un sommeil difficile. On le conseille aussi dans de nombreux cas comme la fatigue, la convalescence ou le stress. Les personnes âgées en tirent également bénéfice, comme toute autre personne désireuse d’entretenir un bon équilibre alimentaire.

Le lait de jument… Nouvelle lubie des apprentis nutritionnistes en milieu bio, toujours friands de nouveautés ? Pas du tout. L’intérêt que lui prêtent les médecins date de l’antiquité et tous les grands noms qui vous viennent à l’esprit l’ont souligné. Allemands, Finlandais et Russes l’ont étudié et furent les premiers à le collecter pour une utilisation en pédiatrie. Fi de références passéistes ou étrangères, il a aussi été étudié en plus haut lieu en France. Le service nutrition de l’institut Pasteur de Lille a notamment mis en évidence :

– Sa richesse en vitamine C. Le lait de jument en contient six fois plus que le lait de vache.
– Un fort taux de calcium.
– De la vitamine D, qui permet à l’intestin de mieux absorber ce calcium, comme le phosphore.
– Une composition lipidique intéressante : du fait de la structure monogastrique de la jument, les acides gras polyinsaturés de l’herbe et des fourrages se retrouvent dans le lait de manière plus assimilable pour celui qui le consomme. Le lait de jument contient moins d’acides gras saturés et plus de polyinsaturés que le lait de vache. Outre les indications générales citées en introduction, le lait de jument a fait l’objet d’études concernant son action sur diverses pathologies. Il serait favorable en cas d’insuffisance cardiaque, de diabète, de troubles digestifs, d’hépatites chroniques et de tuberculose.

Références bibliographiques et scientifiques : Revue bibliographique de Carole Drogoul – INRAP – 1993. Vital News, octobre 1998. IEDM n° 19. “Le pouvoir de guérison du lait de jument” (Maïke Höffken). CVG (photographie de l’état du marché et des propriétés thérapeutiques du lait de jument en France et Belgique).

Chevalait

jumentsLe lait de jument est intéressant. Encore faut-il qu’il soit disponible !

Celui qui vous est proposé est collecté sur une ferme bio dans l’Orne, en basse Normandie, pays des chevaux par excellence. Cette ferme était autrefois une jumenterie où Etienne de Beauharnais (sic !) venait chercher chaque année des juments pour Napoléon, l’herbe du site étant réputée donner des chevaux exceptionnels.

Les juments élevées ici sont de race de trait : Boulonnaises, Ardennaises, Trait du Nord, Poitevines, Percheronnes.

jumentElles ont été sélectionnées pour leur douceur et la confiance en l’homme dont elles font preuve autant que pour leurs capacités laitières. Rien dans la démarche n’évoque la productivité à outrance : les juments allaitent leur poulain, et ce n’est que l’excédent de lait qui est prélevé à la mère. Soit six à huit litres par jour, en deux traites quotidiennes et en présence du poulain, qui reste attaché à proximité.

Le lait est filtré, puis pasteurisé pendant une minute à 70 degrés. Il se conserve jusqu’à 21 jours.

JM