ladrôme – Vers l’hiver en pleine forme !

Initialement publié en novembre 2021

 

Le laboratoire ladrôme* se situe sur deux lieux distincts, l’un à Die et l’autre à Saillans, en plein cœur de… la Drôme, donc ! Deux sites, deux ambiances pour la visite de Sat’info : casque de réalité virtuelle d’un côté, pieds dans la gadoue de l’autre. On savourera le grand écart tant il symbolise le caractère holistique de la démarche – toute plaisanterie mise à part, bien entendu !

*ladrôme s’écrit bien sans majuscule et en un seul mot pour se différencier du département.

La boue, d’abord. Il y en a pourtant peu sur les terres pauvres de cette belle enclave qu’est le Diois, blottie entre les Alpes et la Provence, où les producteurs de plantes aromatiques et médicinales se disputent un soleil quasi constant. Sur ces pentes pas toujours douces poussent à foison thym, sauge, lavande, échinacée… et raisin destiné à la Clairette. Là où nous guident nos nu-pieds désormais gadouilleux, un ex-chauffeur routier reconverti en producteur de plantes utilise la traction animale afin d’optimiser ses récoltes. Il les livre presque en intégralité au laboratoire, situé à quelques kilomètres.

 

Ainsi en va-t-il d’une très grande partie des plantes transformées par ladrôme, fraîches, récoltées au meilleur moment et livrées en circuit court. Celles qui ne poussent pas dans la région poussent en France. Les quelques plantes qui ne poussent pas en France proviennent de leur terroir d’origine, comme le gingembre, l’éleuthérocoque (petit arbre épineux utilisé en médecine chinoise pour ses vertus tonifiantes) ou l’harpagophytum (aussi appelé « griffe du diable », il pousse sur les sols riches en oxyde de fer des déserts africains). Toutes sont, cela va sans dire, méticuleusement contrôlées.

À Saillans, à la faveur de l’enfilage d’un casque 3D, Sat’info assiste, émerveillé, à la récolte de l’échinacée. Les magnifiques fleurs mauves au cœur jaune orangé sont transformées dès leur arrivée au laboratoire. Les rassembler en un grand bouquet eut été plus esthétique, mais c’est bien une fois hachées puis plongées dans un bain d’alcool qu’elles donneront le meilleur d’elles-mêmes, pour notre santé…

Les plantes bio permettent de soutenir le corps comme l’esprit : Wim Tanghe, le fondateur (belge) de la société, en est convaincu bien avant de fonder l’entreprise, en 1989. Au départ, il dédie sa société à la production de plantes fraîches en vrac, avant de se mettre à produire des mélanges plus complexes, mais toujours axés sur les plantes : extraits, macérats huileux, hydrolats…

La colonne vertébrale de ladrôme, c’est son labo. Toutes les formules de la marque sont élaborées sur place par un service R & D, en collaboration avec un médecin naturopathe. L’équipe représente 10 % de la cinquantaine d’employés des deux sites. Elle n’hésite pas à aller au bout de la démarche, en utilisant souvent des plantes peu connues, moins vendeuses mais parfois plus efficaces que les superstars.

Ladrôme laboratoire est restée une entreprise familiale et indépendante. C’est d’ailleurs la fille du fondateur, Emelie Tanghe, herboriste et diplômée en aromathérapie, qui répond à nos brûlantes questions. Car on a beau être en plein mois de juin et sous une canicule toute drômoise, Sat’info se préoccupe encore et toujours du bien-être de ses lecteurs et se projette déjà : comment aider notre corps à envisager la saison froide, à traverser le tsunami du changement de saison puis à faire face à tous les pièges de l’hiver ?

 

Entretien – Emelie Tanghe

Allons droit au but ! Comment prendre soin de sa santé de manière naturelle à l’approche de l’hiver ?

Au changement de saison automne/hiver, il est conseillé de faire une cure de propolis. Les ampoules Immuno+ contiennent de la propolis, de l’échinacée, de la vitamine C et de la gelée royale. C’est une synergie très puissante qui va activer les défenses naturelles tout en réduisant la fatigue, grâce à la présence de vitamine C (extraite d’acérola). On peut, sinon, faire une cure d’extrait de pépins de pamplemousse, le Citru Vital, surtout si l’on se sent déjà bien malmené.

D’où vient la propolis utilisée dans vos produits ?

Nous travaillons deux propolis différentes, l’une brune et l’autre verte. Leur spectre d’action est différent et elles sont complémentaires. La propolis verte provient du Brésil, elle est prélevée dans une zone naturelle préservée où les abeilles butinent une plante cousine du romarin qui donne sa couleur à la propolis. La propolis brune est française, on l’achète au plus près de chez nous, mais parfois en Italie en cas de rupture de stock.

Quels sont les extraits de plantes fraîches à privilégier pendant cette période ?

L’échinacée est le recours par excellence lorsque l’hiver pointe son nez. C’est une très jolie plante aux fleurs violettes dont nous utilisons la partie aérienne (feuilles et fleurs situées en haut de la tige). Nous travaillons avec un producteur situé à une vingtaine de kilomètres, qui nous ramène courant juillet les plantes fraîches que l’on broie sans attendre. On peut prendre de l’extrait d’échinacée en cure de trois semaines, à raison de 20 à 25 gouttes trois fois par jour. Il n’existe aucune contre-indication, sauf pour les personnes souffrant de maladies auto-immunes ou ayant été transplantées. Tous les extraits de plantes fraîches contiennent en outre de l’alcool, et sont par conséquent déconseillés aux enfants de moins de 6 ans ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes.

L’échinacée agit-elle également sur la vitalité ?

Moins que le ginseng, encore plus intéressant lorsque l’on constate une grosse baisse de tonus. La racine vient de Chine et agit également sur les défenses naturelles. L’ingrédient est beaucoup moins local, mais l’indication est différente… Même en Chine, nous travaillons de la manière la plus directe possible avec les producteurs et nous mettons en œuvre tous les contrôles qualité nécessaires (pesticides, métaux lourds…).

Tous ces compléments sont à prendre en suivant des cures de trois semaines, ni plus, ni moins ?

C’est l’indication la plus courante pour soutenir les défenses naturelles. La cure de trois semaines apporte du soutien à l’organisme, mais si on la prolonge ce dernier risque de s’habituer et le coup de pouce ne fonctionnera plus. C’est pour cela que si l’on prend un extrait de ginseng ou d’échinacée pendant deux ou trois mois, on risque de tomber malade dès que l’on arrête… Mieux vaut laisser passer quelques semaines puis renouveler la cure une deuxième fois durant l’hiver. Il est également préférable de changer de produit, car les principes actifs sont à chaque fois différents et il est intéressant pour le corps de profiter de chacun d’entre eux.

Peut-on également proposer une cure à notre peau à l’arrivée de l’hiver ?

En cette saison, la peau a tendance à se dessécher davantage qu’en temps normal, car l’air ambiant est plus sec. Les huiles végétales créent un film sur la peau qui freine cette déshydratation. On peut opter, en fonction de son type de peau, pour le chanvre, le jojoba ou la noix de macadamia, des huiles sèches qui pénètrent rapidement*. L’idéal est d’appliquer en premier de l’hydrolat de camomille, qui apaise les peaux sèches et sensibles. Le visage encore humide, on applique l’huile choisie et on émulsionne directement sur la peau.

Une fois l’hiver installé avec ses maux divers et variés, à quels produits peut-on avoir recours ?

Le sirop pin-thym-sauge est très efficace pour le bien-être des voies respiratoires. Ces plantes sont françaises, tu as d’ailleurs visité la ferme où sont produits le thym et la sauge, à deux pas d’ici ! Pour apaiser la gorge, on conseille les pastilles adoucissantes à base de propolis et de guimauve, qui soulagent les picotements, mais aussi le spray buccal à la propolis dont l’embout permet de bien cibler la gorge. L’eau florale de thym est également intéressante en gargarisme pour l’hygiène buccale et en cas d’irritation de la gorge. À noter : notre hydrolat de thym est comestible, tout comme celui de fleur d’oranger, on peut donc en ajouter dans le miel ou les tisanes et même les cuisiner ! Enfin, si l’état de santé se dégrade, on peut avoir recours au sirop de sureau, qui renforce les défenses naturelles mises à mal.

Merci Emelie, et bel hiver à tous !