Khadi – Huiles et colorations végétales, le retour aux sources

Initialement publié en mai 2017

 

 

Il se passe quelque chose avec les colorations et les huiles végétales, au-delà de l’effet de mode. Une sorte de retour aux sources, au bon sens qui nous guide vers la plus évidente des simplicités : notre peau a besoin de corps gras, nous lui donnons de l’huile. Nous n’avons pas forcément conscience de l’intelligence de notre corps, pourtant nous lui offrons ainsi la meilleure des nourritures. La peau dispose d’un lubrifiant naturel, le sébum, qui alimente ses bactéries bénéfiques et la maintient en équilibre. Bien nourries, ces bactéries fabriquent des acides gras qui rendent la peau souple et lumineuse. Or les savons et les crèmes contenant des conservateurs réduisent leurs efforts à néant – c’est pour cela qu’en rajouter encore une couche lorsque la peau tiraille n’est d’aucune utilité ! Non. Ce dont notre peau a besoin, c’est d’une vraie, bonne huile, végétale, et bio. Cette mécanique naturelle, l’Ayurvéda l’a comprise il y a des milliers d’années. La médecine indienne traditionnelle est une médecine du bon sens. Elle nous rappelle que chacun est différent et nous invite à prendre conscience de notre constitution pour nous approprier les gestes quotidiens correspondants. Ainsi, nous n’avons pas tous besoin de manger des aliments piquants, amers ou astringents dans les mêmes proportions, en revanche nous gagnons tous à masser notre peau avec de l’huile pour lui conserver son équilibre. L’Ayurvéda préconise l’abhyanga, un auto-massage à l’huile qui se pratique le matin sur le visage et le corps, même le crâne si on le souhaite, quelques minutes avant de prendre une douche. La sensation huileuse a alors disparu, mais l’huile continue à protéger l’épiderme et à équilibrer le système nerveux pendant plusieurs heures.

L’Ayurvéda part du principe qu’il existe trois constitutions de base (Vata, Pitta et Kapha) et que chacun d’entre nous est un mélange des trois, avec une dominante qui correspond aux caractéristiques de notre peau. Ainsi, la peau Vata est fine, sèche et sensible. La peau Pitta est douce, chaude, parfois huileuse, avec des éruptions cutanées ou des rougeurs. Et la peau Kapha est plutôt froide et huileuse. A chaque peau correspond un mélange d’huile et de plantes ayurvédiques bien précis.

Les huiles visage et corps

Les huiles Khadi sont fabriquées en Inde sous licence ayurvédique. Impossible de fabriquer les mêmes produits en Europe, où l’on se contente, pour obtenir une huile parfumée, de mélanger une huile végétale ou deux avec quelques gouttes d’huiles essentielles. Chez Khadi, en revanche, des plantes ayurvédiques médicinales cultivées et cueillies sur place cuisent dans l’huile entre deux et cinq jours. Vous avez dit « slow cosmétique » ? La transformation de l’huile s’opère lentement et en profondeur, les ingrédients se marient intensément. Les plantes utilisées ne poussent nulle par ailleurs, à l’exemple de l’amla, l’un des végétaux les plus riches en vitamine C, utilisée depuis toujours dans la pharmacopée ayurvédique.

 

Les soins capillaires

On retrouve ces plantes médicinales ayurvédiques dans les huiles capillaires et les shampoings Khadi, qui sont de véritables produits de soin, avec une approche thérapeutique de la cosmétique.

Les huiles capillaires traitent le cuir chevelu. Utilisées en massage avant le shampoing ou après la coloration, elles agissent précisément en fonction du problème à traiter : purifier, revitaliser, tonifier… La pipette fournie permet un dosage fin et précis. On laisse l’huile agir de 30 minutes à toute une nuit (avec une charlotte sur la tête pour protéger les draps). Une fois la modification de terrain obtenue, on peut tout simplement arrêter d’utiliser l’huile concernée.

Les shampoings Khadi sont formulés avec les plus douces bases moussantes disponibles. Ce qui les rend uniques est le taux très élevé de plantes utilisées pour leurs formules : pour chaque shampooing, on utilise l’équivalent de 20% de plantes médicinales – c’est un taux très largement supérieur à tout ce qui se fait en Occident, y compris parmi les meilleures marques bio. Ce taux explique leur réelle efficacité. Ils fonctionnent sur le même principe du déséquilibre à combler que les huiles capillaires de Khadi : une fois l’équilibre rétabli, on peut retourner à notre shampooing habituel. Seule exception : le shampooing  à l’amla, bénéfique à tous, tout le temps.

 

Les colorations végétales

Le massage capillaire à l’huile et l’utilisation d’un shampoing ayurvédique font partie du rituel conseillé pour la pose d’une coloration végétale. Là non plus, il ne s’agit pas d’un effet de mode : on observe une véritable prise de conscience et un changement des habitudes autour de la coloration. Ceux qui se sont penchés sur la question savent déjà que les colorations chimiques détruisent totalement l’équilibre de l’épiderme et que les cheveux n’en réchappent généralement pas…

Le passage du chimique au végétal est le fruit d’une véritable démarche de reconnexion à l’intelligence de notre corps, qui nécessite du temps et de l’attention (des masques purifiants à base d’argile et d’huile végétale sont vivement conseillés). Mais une fois le virage opéré, difficile de le regretter : les colorations végétales sont de véritables soins pour les cheveux et les rendent plus épais, résistants et volumineux. Les pigments naturels des plantes ont en effet une affinité naturelle avec la kératine qui les compose, ils viennent gainer le cheveu sans casser sa fibre.

Mais, me direz-vous… Est-ce efficace pour couvrir les cheveux blancs ? Très bonne nouvelle : si cela n’a pas toujours été le cas en bio, ça l’est aujourd’hui avec les colorations Khadi ! Une seule application de 30 minutes suffit pour recouvrir les cheveux blancs, même sur une base foncée.

Les colorations Khadi sont constituées de plantes en poudre, notamment le henné. Or c’est l’Inde, dans l’Etat du Rajasthan, qui produit le meilleur henné du monde. Dans cette région semi-désertique, il est cultivé et utilisé depuis toujours. Avec ce henné, il est possible d’utiliser de l’indigo, plante réputée pour foncer les cheveux en apportant des reflets bleutés. Utilisé seul, il donne des reflets verdâtres… Mais en association avec le henné du Rajasthan, il permet des teintes allant du châtain moyen au brun très foncé.

La teinte principale que l’on peut obtenir avec une coloration Khadi est indiquée sur chaque emballage, mais on peut également les mélanger entre elles et créer une teinte unique. Bon à savoir : ces colorations se délavent peu et foncent globalement le cheveu dans la durée. Si l’on constate que les longueurs foncent un peu trop, il est conseillé une fois sur deux de n’utiliser la coloration que sur les racines et de compléter avec du cassia pour les longueurs. Le cassia est une « teinte neutre » qui permet de diluer certaines colorations. C’est aussi une véritable cure pour les cheveux, qui se retrouvent plus lisses, brillants et avec une meilleure tenue.

CC