Emilie Lecomte – L’Ultra Trail, l’alimentation et Iswari

Initialement publié en mai 2016

emilielecomteEmilie Lecomte, sportive au plus haut niveau mondial. Ce genre de présentation s’accompagne généralement de l’évocation de dispositions précoces, d’une enfance prometteuse. S’il fallait qualifier le tempérament d’Emilie sur les deux premières décennies de sa vie, on s’orienterait plutôt vers un gentil “tout,  sauf  sportive”.

Certains sportifs ont déjà donné le meilleur d’eux à 20 ans. A cet âge-là, Emilie ne savait pas qu’elle pourrait ne serait-ce qu’aimer le sport… D’ici à pratiquer l’un des plus durs qui soient, il a fallu un déclic ; ce fut celui d’une agréable randonnée sur le fameux GR20 corse, qui révèle à Emilie plus que l’effort : la nature, la montagne et l’échange facile qui s’instaure avec les nombreuses personnes rencontrées. Un état d’esprit qui la séduit. Son compagnon, lui, virevolte tous les week-ends pour assouvir sa passion du mouvement, souvent en VTT. Ne pourrait-elle pas le suivre, plutôt qu’attendre son retour ? Hop, et un pas de plus, sans le savoir, vers ce que sera sa nouvelle vie. C’est dur au début…  Mais Emilie progresse, car le plaisir est là. Les déclics, il en faudra encore deux pour arriver à son actuel statut de championne. Le premier, c’est son intérêt pour une épreuve très médiatisée, les X séries. Oh oh… Y aurait-il quelque chose de captivant, sur ces terrains de jeux ? Le dernier avant la mutation finale, ce sera une fracture de la clavicule. Exit le VTT, bonjour le Trail, avec option rapidement rengagée sur sa version la plus extrême, l’Ultra.Première très grande épreuve, “ La Diagonale du Fou ”, une course mythique sur les magnifiques sentiers montagneux de la Réunion.  170 kilomètres et 28 heures plus tard, Emilie est déclarée vainqueur, et elle récidivera. A 30 ans, sa carrière sportive est engagée.

emilielecomte2L’énergie qu’elle consacrait à son métier de commerciale change de camp. En cohérence avec ce qu’elle devient, Emilie change d’activité, modifie son rapport à la vie, à la consommation, à la nourriture. Elle devient professionnelle dans son sport et prolonge sa passion par une activité d’accompagnatrice en montagne, l’occasion de transmettre son amour de la nature, le respect qu’on lui doit et toutes les découvertes qu’elle a faites au fil du temps sur la connaissance de soi, la gestion de l’effort, l’optimisation de l’alimentation…  Le bio, le cru, le végétarisme, pour ceux qui souhaitent entendre. La rencontre avec Iswari, on l’imagine. Iswari n’avait rien prémédité pour aller vers les sportifs. Emilie n’a certainement pas planifié sa mutation.  C’est la face la plus vraie mais la moins visible de nos deux acteurs qui les réunira dans un partenariat où l’autre enrichit l’un.

Sacrée épreuve que  l’Ultra-Trail. Lorsqu’on évoque devant elle la notion d’extrême, de torsion des corps, Emilie nous remercie  de ne pas avoir employé le mot “souffrance”. La souffrance, c’est tout autre chose, ne serait-ce que parce qu’on la subit. Mais l’inconfort… Les difficultés… Les coups au moral, les coups de barre, l’impossibité d’avaler quoi que ce soit, les déshydrations, envies de vomir, les désordres gastriques en tous genres… elle connait, et ne le cache pas. Elle les connait comme l’ensemble des pratiquants de ce sport, qui placent certainement l’alimentation en numéro un de leurs préoccupations, devant les ennuis musculaires et articulaires, ou le manque de sommeil. Même si, sur quatre jours d’épreuve et après 330 km de course, Emilie confie avoir eu le bonheur de dormir 3 heures… au total. L’alimentation donc et son corolaire actuel, une offre en produits dits “sportifs” au mieux inégale, le plus souvent souvent mauvaise.

emilielecomtedessinLe milieu évolue pourtant, semble-t-il. Les notions de cru ne font plus peur, le moins de gluten est dans toutes les conversations ; le végétarisme concentre les interrogations des concurrents, mais il ne rebute plus par principe. Il semble bien qu’Iswari ait fait tout juste pour ce type de sportifs, la pratique le prouve. Tout y est, rien ne manque ! Le goût tout d’abord, particulièrement plaisant. Emile avoue un fort penchant pour l’ “Eveil du Buddha açaï-fraise banane”. Ces “Eveil du Buddha”, mélanges déjà pensés et équilibrés, il n’y a qu’à en changer pour multiplier les plaisirs et les avantages. Le poids, l’emballage, la conservation en toutes circonstances, au froid, au chaud, en altitude, en situation humide ; la praticité, le jour, la nuit, en avion ou à l’hôtel, mais aussi et peut-être surtout les performances nutritionnelles. Les mix germés sur les salades, au quotidien. Une boisson graines de chia-citron, qu’Emilie prépare puis consomme pendant l’effort. Les autres boissons Iswari, prêtes celles-là, tellement efficaces et réparatrices après l’effort. Et puis il y a le moringa, présenté comme prometteur mais dont elle se retient de parler, faute de l’avoir suffisamment testé, en toutes circonstances. Nous sommes entre gens sérieux.

Emilie et Iswari n’ont pas fini d’avancer ensemble, et si vous vous voulez notre avis, les autres ne font que commencer à les suivre… quand ils le peuvent ! En ce qui concerne les résultats notamment, tous sexes confondus, puisque plus de 99% de ces messieurs sont derrière. Personne ne leur en tiendra rigueur ! Pour suivre les exploits d’Emilie, jeune athlète qui arrive à peine à sa maturité sportive à 36 ans, regardez vers l’avant, et vers le haut. Du côté du Mont-Blanc et de ses épreuves spectaculaires par exemple, cet été. Pour s’inspirer de son expérience, c’est encore plus facile : vous saurez désormais dans quel sens vous diriger.

JM

emilielecomteiswari