Chocorgasmic, chocolat cru

Cru, raw food, crusine : si ces termes fleurissent de plus en plus sur les emballages des produits bio, ce n’est pas à cause d’un éphémère effet marketing mais bien parce qu’une tendance de fond s’est installée, qui voit de plus en plus de personnes consommer les aliments sous leur forme crue, afin de préserver leur vitalité. Dans cette optique, il était logique de voir apparaitre du chocolat cru, la fève de cacao étant torréfiée dans le chocolat traditionnel. Chez Satoriz, nous avons choisi le chocolat cru d’Orgasmic Buddha, dont la légitimité dans le domaine de l’alimentation vitale n’est plus à démontrer, puisque cette entreprise artisanale basée dans le Vaucluse nous propose déjà des graines germées (en musique) à saupoudrer façon gomasio, ainsi que des “parmesans” végétaux.

Chocolat cru ?

choc-cruCru, comme la majorité des ingrédients qui le composent : le beurre et la poudre de cacao proviennent de fèves de Criollo séchées au soleil, non torréfiées. Lors de la fabrication, rien n’est chauffé à plus de 42 °C, température au-delà de laquelle on considère que l’on quitte la sphère du non-cuit, de la préservation des enzymes et du respect de la vitalité de l’aliment.

Chocolat ? Le terme est questionnable si l’on se fie à la définition du Larousse : “Produit obtenu par le mélange de pâte de cacao et de sucre, additionné ou non de beurre de cacao”. Car de sucre, le chocolat d’Orgasmic Buddha ne contient aucune trace : il est “sucré” au sirop d’agave et au nectar de fleur de coco (sucre de coco liquide), deux édulcorants naturels.

Cru, le sirop d’agave ne l’est pas… sinon, ce serait de la téquila ! Il est toujours chauffé après extraction, mais possède un indice glycémique bas qui le rend malgré tout apprécié des amateurs de crusine. Dans le chocolat, il permet d’éviter la texture granuleuse du sucre cristallisé, en l’absence de conchage.

Super Chocolat

Chez Orgasmic Buddha, la production est résolument artisanale : Olivier, seul aux commandes, fabrique environ 180 tablettes par jour, et toujours en musique. Il commence par faire fondre le beurre de cacao avec de l’huile de coco dans une trempeuse où la température de l’eau est réglée au degré près pour ne pas atteindre le seuil critique de 42 °C. L’huile de coco, utilisée en très petite quantité, apportera une texture fondante. Olivier ajoute ensuite la poudre de cacao, puis le sirop d’agave, le nectar de fleur de coco et une petite quantité de caroube, pour son caractère liant.

A ces ingrédients de base s’additionnent les “petits plus”, ou plutôt les “super plus” qui font la spécificité du Chocorgasmic, comme maca et lucuma, considérées comme des “super aliments” de par leur remarquable richesse nutritionnelle. Outre leur teneur en vitamines, enzymes et minéraux, elles possèdent des vertus reconnues : la maca est un tonifiant, toutes deux ont des propriétés anti-stress et anti-dépression. Elles apportent en outre des notes douces et chaudes qui viennent arrondir l’amertume des fèves de cacao cru. Dans le même esprit, Olivier ajoute de la purée de noisette, pour sa saveur et son fondant. Côté déclinaisons, il nous propose de découvrir le mariage du curcuma avec la spiruline ou encore des baies de Goji avec la noix de coco… Ce sont ces superaliments qui font de la tablette Chocorgasmic un peu plus qu’un simple chocolat cru : une recette sans cesse améliorée pour privilégier les saveurs sans toucher à la logique de base,  aussi vivante que les ingrédients qui la composent.

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Vivant ?

Vivant, ce chocolat pas comme les autres l’est autant que possible. Il serait trois à sept fois plus riche en antioxydants (flavonoïdes) qu’un chocolat traditionnel. Son procédé de fabrication préserve les vertus antistress et antifatigue du Criollo péruvien, considéré comme le prince des cacaos.

Et si on goûtait ? La couleur claire du Criollo donne au Chocorgasmic une teinte légèrement bordeaux. La tablette est riche et fondante en bouche. A 72% de cacao, le goût de la fève est aromatique et intense, sa tenue en bouche particulièrement longue. L’absence de torréfaction donne des notes originales, végétales… et pleines de vie.

CC