À propos des engrais – Entretien : Jean-Paul Provost

Initialement publié en mars 2008

olidynEt hop ! Voici vite fait quelques excellentes nouvelles pour les jardiniers : la gamme d’engrais Olidyn est profondément respectueuse de la vie, donne de très bons résultats, ne pose aucune difficulté d’emploi et ne revient pas cher à l’usage. Ceux qui veulent s’y essayer peuvent directement choisir le flacon qui convient à leur culture et lire dans la foulée les instructions sur l’étiquette, il ne leur en faudra pas plus pour réussir. Au suivant !

Le suivant sera celui qui veut comprendre ce qu’il fait, ou du moins essayer, tant il est vrai que tout ce qui touche à la vie recèlera toujours sa dose de mystère. Concernant cette même gamme d’engrais, une telle volonté de creuser pourrait mener très loin : il s’agit d’approcher ce qui peut favoriser la vie végétale pour qu’elle s’exprime au mieux ; on touche là à des domaines comme l’agronomie, cela va de soi, la biologie, certes, la chimie et la physique, c’est inévitable. Mais aussi à des notions comme l’énergie, encore moins facile à cerner, ou l’amour, pas franchement enseigné dans les écoles d’agriculture… Et pourtant ! Quiconque a la main verte ne peut nier son importance.

C’est cette volonté de comprendre qui nous a animés. Avec dans le rôle du guide, trois lascars qui en connaissent un brin dans ces domaines, bien au-delà de l’approche simpliste et répandue du “doping” qu’on se devrait d’apporter à tout jardin, à toute culture. Tous trois interviennent dans notre discussion : Gérard Pommier, formé à l’analyse des terrains et commercial pour Olidyn, Vincent Provost, dirigeant de l’entreprise et fils de Camille, le fondateur de la marque, et Jean-Paul Provost, frère de Vincent et donc non moins fils du même fondateur. C’est à Jean-Paul que nous poserons majoritairement nos questions, et à qui nous attribuerons les réponses.

Jean-Paul est un homme de terrain. Il a consacré sa vie à l’agriculture, que ce soit comme employé agricole avec son père en Poitou, puis dans de grandes fermes de Beauce, ou comme conseiller aujourd’hui. Il nous explique les fondements de la conception d’Olidyn, que nous résumerons ainsi : il n’est pas nécessaire de saturer les sols et de polluer les nappes phréatiques avec les engrais azotés ou phosphatés qu’utilisent cultivateurs et jardiniers. On obtient d’excellents résultats en ajoutant à petite dose de simples minéraux choisis, qui jouent le rôle de catalyseurs.

En avant pour de plus vastes explications.

Comprendre la terre, le végétal… et les engrais

De quoi une plante a-t-elle besoin ?
D’une terre vivante… Mais aussi d’eau, de soleil, d’oxygène et d’hydrogène, de gaz carbonique, et de l’ensemble des minéraux connus.

Les agriculteurs semblent pourtant ne parler que d’azote !
Un végétal a effectivement besoin d’azote pour fixer le gaz carbonique. Or, de l’azote, il y en a 78 % dans l’atmosphère. Si les sols étaient préparés correctement, la plante devrait pouvoir le synthétiser. Comme ce n’est pas le cas, nos agriculteurs en remettent des quantités dans le sol…

On sait pourtant que beaucoup d’agriculteurs pratiquent autrement, en enrichissant naturellement leurs sols avec les fameux « engrais verts ».
Tout à fait, il s’agit d’alterner une culture avec celle de légumineuses ou de luzerne, qui ont la faculté de fixer facilement l’azote libre de l’atmosphère et d’enrichir les sols. Ce que l’on sait moins, c’est que des graminées, comme le blé, ont également la capacité de fixer cet azote. Mais au cours de son histoire, l’agriculture n’a rien fait pour aller dans ce sens.

C’est donc l’homme qui a en partie déterminé ce dont le végétal a besoin ?
On peut le dire… Pour bien comprendre, il est utile de retracer l’histoire de la découverte de l’azote en agriculture.
Il y avait des grandes famines au Moyen Âge. Puis les Anglais nous ont fait découvrir la luzerne, le trèfle et les légumineuses… Ces légumineuses ont permis d’enrichir les sols en azote, donc de cultiver des céréales, de faire du pain, d’élever du bétail, etc… Une avancée essentielle. Mais on a également découvert que l’azote est un explosif… Napoléon le savait, lui qui envoyait ses troupes dans des grottes recueillir du salpêtre, une forme solide d’azote, qui est la base de la poudre à canon. L’hôpital “La Salpêtrière” est d’ailleurs construit au-dessus de ces grottes… Plus tard, deux Allemands sont arrivés à fixer l’azote de l’air, comme la nature le fait avec le salpêtre. Et les grandes guerres ont suivi. On résumera la situation en disant que la capacité qu’ont eu les hommes à matérialiser l’azote de l’air a été liée à la découverte des explosifs, et que la volonté d’en produire est liée à la guerre. Des usines ont été créées pour fabriquer ces explosifs. Mais une fois la première guerre mondiale achevée, on s’est posé la question de savoir ce qu’on allait faire de ces usines et de ces explosifs… Pour que ces usines continuent de tourner, on a poussé les paysans à utiliser ces excédents riches en azote, dès les années 1920, et de manière plus intense encore après la deuxième guerre mondiale, avec le plan Marshall. Et c’est ainsi qu’on a rendu l’agriculture dépendante de l’azote de synthèse.

Les végétaux que l’on cultivait étaient-ils adaptés à de tels apports ?
Plus ou moins, mais on a poussé la logique plus loin encore en ce domaine : pour que le commerce se fasse autour de l’azote, il a fallu trouver des variétés végétales qui en consomment… Depuis, les sélections variétales ont clairement été faites sur ce critère. Et cette logique a continué : l’azote de synthèse ayant tendance à faire éclater les cellules, les plantes ont développé de nombreuses maladies. Qu’à cela ne tienne, on a inventé la phytopharmacie… Voilà le schéma qui guide notre agriculture depuis un siècle.

Y a-t-il d’autres éléments que l’azote dans la logique d’engrais conventionnels ?
La potasse et le phosphore. Ce dernier est d’ailleurs un activateur bactérien très puissant, qui a la fâcheuse manie d’activer les bactéries… pathogènes. Il est de plus responsable des pollutions phosphatées qu’on connaît, avec les algues vertes notamment. On a aussi mis du phosphore dans l’alimentation animale, sous une forme qui épuisait les animaux en calcium, les vaches principalement. On a fait beaucoup de bêtises avec ces minéraux.

Quelles sont les connaissances qui permettent de justifier ces apports ?
On doit cette logique à une interprétation détournée des travaux de Liebig, qui avait fait des essais de culture en laboratoire avec apport d’azote, de potasse et de phosphore. Ces essais ayant fonctionné in vitro, l’industrie s’est emparée de ces données et a valorisé, outre l’azote comme on vient de le voir, les phosphates, dont on disposait dans nos colonies en Afrique du Nord, et la potasse, abondante en Alsace. On obtient le fameux NPK dont on gave nos sols.

Ces apports en NPK ont pourtant fait leurs preuves, ne serait-ce qu’au niveau des rendements !
Oui, mais au détriment de la qualité des aliments, et des sols qui les produisent. On tue à petit feu les consommateurs, on le sait, et on stérilise des sols : c’est le cas dans l’Ouest américain, mais aussi dans la Beauce, chez nous. Lorsqu’une terre est bonne, un hectare de type prairie recèle 10 deux tonnes de vers de terre, une à deux tonnes de champignons, et environ une tonne de diverses bactéries… Hélas, on n’en est plus du tout là…

Le particulier peut-il facilement évaluer la qualité de sa terre ?
Pour évaluer la qualité d’un sol, la présence de ces vers de terre est un bon indicateur. Quand on fait une coupe de sol, on devrait trouver de 20 à 40 galeries de vers de terre au mètre carré. Dans les terrains épuisés, il n’y en a plus, ou à peine un tous les 15 mètres carrés. Les vers de terre constituent un élément d’appréciation facilement quantifiable, mais on sait que tout va avec : si l’on n’a plus de vers de terre, il n’y a plus de champignons, plus de bactéries.

Pourquoi les vers de terre enrichissent-ils un sol ?
Parce qu’ils transforment la terre en la digérant, ce qui se mesure. La terre qui est passée dans le système digestif des vers de terre s’enrichit de + 40 % en calcium, + 300 % en magnésium, + 550 % en azote, + 750 % en phosphore, + 1 100 % en potassium, et ainsi de suite en zinc, cuivre, bore, et tous les oligoéléments qui font des plantes de qualité.

Considérez-vous qu’une bonne terre suffit à nourrir un végétal cultivé ?
Oui, dans de très bonnes conditions. Malheureusement, la plupart de nos terres sont malades. La terre des parcelles qui ont été cultivées bien sûr, mais pas uniquement. Même les sols de nos prairies s’appauvrissent… Même ceux des montagnes… La terre a subi trop d’agressions : avec les pluies acides, par exemple, mais aussi avec toutes les autres pollutions comme les pesticides qui se disséminent partout, jusqu’au Pôle Nord où il n’y a pourtant jamais eu de cultures. Il faut donc apporter du soin à la terre.

Que se passe-t-il lorsque des terres sont appauvries ?
Les sols sont fermés, ils ne s’oxygènent plus et ne peuvent plus transformer les matières organiques. Il n’y a pas assez d’humus, et ils ne retiennent pas l’eau. Pire, l’eau ne les pénètre plus, elle ruisselle à leur surface. Les racines aussi peinent à les pénétrer. Depuis trente ans, on mesure la dégradation de ces terres, qui se tassent, se densifient, perdent leur porosité et leur faculté à favoriser les échanges gazeux. Nous l’avons dit, il y a 78 % d’azote dans l’air. Mais si l’air ne pénètre pas dans les sols, il ne pourra pas s’y fixer. Notre but est de réoxygéner les sols, et de les faire redémarrer. On redonne ainsi un bon équilibre à la sève des plantes, puis aux hommes qui consomment ces plantes, etc.

Les bonnes pratiques

Tout élément apporté à la terre n’est donc pas bienvenu ?
On peut apporter des éléments, mais pas solubles, comme ceux qu’apporte la chimie. Dès qu’on apporte des molécules de synthèse à un organisme vivant, quel qu’il soit, on le perturbe.

Quelles sont les méthodes utilisées en bio « classique » ?
Le grand mérite du bio, c’est de supprimer toutes les molécules “chimiques”. Et à tous ceux qui ont choisi cette démarche, je dis chapeau! Mais on reste souvent dans un schéma d’apport quantitatif de matières organiques, même s’il s’agit de substances naturelles. On peut aller plus loin.

Quelle est donc votre conception du soin que l’on doit apporter à la terre ?
En chimie, on pense « apport ». Nous, nous pensons « présence ». La simple présence de minéraux permet à la terre de transformer les matières organiques. Notre engrais est donc fait de poudre de roches qui rayonnent, et là est leur action. Il s’agit donc de présence de minéraux… « vivants » !

Cette notion de minéraux « vivants » n’est pas facile à entendre !
Prenez l’exemple du sel : si vous voulez saler votre soupe, vous utilisez du sel de mer. Vous pouvez aussi avoir recours au sel de mine dont on enduit les routes lorsqu’il y a de la neige, la soupe sera également salée. Mais si vous voulez conserver de la viande avec un tel sel de terre, qui est électromagnétiquement mort, elle pourrit ! Pourtant, sel de mer ou sel de terre, il s’agit toujours de chlorure de sodium, dans les deux cas… De la même manière, un quartz rayonne, un vulgaire caillou, non.

Cristallisation sensible

Obtenue à partir d’une solution à 10 % de chlorure de cuivre, la cristallisation sensible permet de mettre en évidence la vitalité d’un aliment. Elle a été utilisée ici pour comparer un engrais classique et un échantillon d’Olidyn.

Pourquoi a-t-on besoin d’apporter ces minéraux ? La nature ne peutelle y pourvoir, seule ?
Parce qu’on n’est plus dans des logiques de forêts primaires : dès que l’homme cultive un sol, il le perturbe. Un sol constitue un équilibre extrêmement fragile, il faut veiller à l’entretenir.

La notion de culture intègre donc cette notion de soins systématiques ?
Oui, d’autant que le sol est fatigué. Dans ces soins, on inclura d’ailleurs la notion de « main verte », bien difficile à cerner… Le jardinier, comme le cultivateur, doit aimer ce qu’il fait. Et sur ce point entre autres, on les a beaucoup découragés avec l’idée qu’il suffit d’employer tel ou tel produit, pas toujours inoffensif, qui donne des légumes ou des fruits peu goûteux.

Olidyn : histoire…

Comment Olidyn en est venue à proposer sa démarche, assez peu répandue ?
Notre père avait une exploitation agricole en Poitou-Charentes. Au lendemain de la guerre, il a fait des recherches sur les minéraux dans un secteur mixte entre terre argilo-calcaire et sous-sol granitique. En analysant le sol, il avait identifié 9 minéraux. Il travaillait avec les hôpitaux ; ils ont établi ensemble une corrélation entre les carences en minéraux des sols et les maladies des gens. Une observation rendue possible parce qu’à cette époque d’après guerre, les tickets de rationnement existaient encore, et faute d’infrastructures et de moyens de transport, chacun ne consommait que ce qui était cultivé sur le canton. La relation entre carences en minéraux et maladies lui est restée, et cet intérêt pour les minéraux fut à l’origine de la création de l’entreprise, en 1975.

La devise de l’entreprise « du sol à l’homme » illustre parfaitement cette histoire !
Tout comme une autre formule de notre père : « La terre est à un peuple ce que le sang est à l’homme ».

A-t-il eu un soutien théorique pour valider sa découverte sur les minéraux ?
Il lui est venu trente ans plus tard, lorsqu’on lui a fait connaître une loi fondamentale de Liebig datant de la fin du 19ème siècle. Elle dit en substance que l’absence d’un seul minéral bloque l’assimilation de tous les autres. On peut en conclure qu’un minéral peu considéré comme l’arsenic est aussi indispensable à la vie cellulaire que le cobalt, le nickel ou le potassium.

…et principes.

Comment résumeriez-vous le principe d’action de vos formules ?
On se démarque de deux logiques.
– La première, on vient de le voir, c’est la quantité des apports : nous savons que « le trop » est nuisible.
– La deuxième concerne une soi-disant vérité agronomique : l’idée que puisque la plante prélève des éléments à la terre, il faut les lui restituer. Or la plante ne prélève pas tant que ça, dans la mesure où lorsqu’on cueille un fruit par exemple, on laisse les feuilles, les brindilles, qui retournent au sol et recréent la matière organique. J’oserais une analogie avec un moteur : le carburant, on l’a. Mais de la même manière que le mélange a besoin d’une étincelle, la plante a besoin de catalyseurs. Et une étincelle, c’est à peine quantifiable ! Même chose avec l’électromagnétisme qu’apportent les minéraux. Les minéraux doivent simplement être présents, sous une forme énergétiquement vivante. C’est ainsi que l’ensemble des catalyses peut s’opérer. Avec nos engrais, on vend de l’énergie, pure, fine et presque non quantifiable, comme une étincelle. Si l’étincelle est présente, sous forme de minéraux électromagnétiquement chargés, la vie s’organise, et ça pousse…

C’est votre père qui a mis au point ces formules ?
Il a eu très tôt l’intuition que les minéraux étaient la clé de la vie ; il a aussi été orienté par les travaux de quelques chercheurs. Mais notre père n’étant qu’un paysan autodidacte, il s’est assuré de la compétence d’un  scientifique, Yves Lérisson, à la fois formé à la géologie et aux autres sciences de la nature. Notons que tous deux n’ont pas trouvé comme ça, d’un coup. Ils ont beaucoup cherché et expérimenté, année après année.

De quoi sont constitués ces engrais ?
De poudres de roches choisies, d’origine volcanique et sédimentaire, de quartz, de granit, de mica et de quantités d’autres…

Olidyn

« Une formulation riche d’éléments minéraux basiques (non acides), tirés de roches géologiquement très anciennes d’origines diverses, fossilisées dans des bassins sédimentaires, transformées lors des phénomènes éruptifs d’origine marine et terrestre minière. »

L’électromagnétisme de ces roches serait donc suffisant pour stimuler la croissance des plantes ?
De manière générale, on a l’impression que la matière est dense, y compris le vivant ; mais si on pénètre au cœur de la matière, on ne trouve que du vide, structuré par l’activité électronique. C’est bien l’énergie électromagnétique de chaque petite parcelle de notre organisme qui le constitue, dans un système « je t’attire, je te repousse ».

La pratique

Ces propos dans Sat’Info sont destinés à éclairer les jardiniers amateurs. Pour convaincre les professionnels, à qui l’on a enseigné une autre logique, ce doit être encore plus difficile !
Pour expliquer aux agriculteurs que les apports de minéraux apparemment sans intérêt sont essentiels, je prends souvent l’exemple de l’alphabet. On dispose de 26 lettres, qui permettent d’écrire un nombre illimité de mots et de phrases. Si l’on enlève ne serait-ce que trois lettres, l’exercice est compromis. Il en va de même avec la vie et l’agriculture. On ne peut se contenter d’azote, de phosphore et de potassium. L’absence de minéraux catalyseurs est préjudiciable, leur présence étant au contraire garante des conditions les plus favorables à la vie. Une vision des choses qui va à l’encontre de quelques théories officielles…

Quels types de professionnels utilisent vos engrais ?
Nous avons des clients dans tous les domaines : grandes cultures céréalières, prairies, viticulture, arboriculture, maraîchage, horticulture, plantes aromatiques, production de semences…

Tous ces utilisateurs pratiquent-ils en bio ?
Une majorité de nos clients pratique en bio et en bio-dynamie, mais d’autres travaillent en conventionnel, dans une logique de diminution des apports d’engrais de synthèse. Par conviction pour beaucoup, mais également par intérêt financier. Avec nos produits, on favorise l’immunité de la plante, et, pour ceux qui ne cultivent pas en bio, on permet de réduire ainsi l’usage de pesticides. En effet, une plante en état de stress fait une inversion de sève et nourrit ses parasites… Ce stress peut être climatique, physiologique, comme la floraison, mais aussi chimique. C’est une des premières choses qu’on explique à un agriculteur qui va vers la conversion : plus on met de chimie, plus la plante est malade… Nous aidons ceux-là à se désengager, progressivement.

Et ça marche ?
Oh que oui ! On ne se fait pas que des amis en expliquant cela, mais ça marche…

Quels sont les résultats sur ce qui est récolté lorsqu’on utilise une telle méthode ?
Tout cet équilibre retrouvé permet en plus de valoriser les saveurs ! On joue sur la teneur en sucre des fruits, le taux de pectine dans les pommes, en amidon des céréales, les polyphénols et des antocyanes pour le vin, on joue par là même sur les conservations, etc… On retrouve les goûts ! Goût des fraises, des framboises… Certains clients achètent notre engrais uniquement parce qu’il leur permet de retrouver le vrai goût des pommes de terre!

Vous nous avez expliqué que puisque l’humus provient de la matière organique et que les minéraux d’Olidyn jouent le rôle de catalyseur, il n’y a pas besoin d’autres apports. Les paysans suivent-ils réellement ce conseil ?
Certains y arrivent : en vignoble notamment, en culture de rotation également. On a aussi des horticulteurs paysagistes qui y parviennent ; citons par exemple les pépinières Roux à Montvendre (26), qui font principalement des arbres fruitiers : ils n’utilisent que nos produits, avec parfois un petit apport d’azote. Et ils ne se réclament même pas du bio ! En jardinage, il est possible d’associer l’apport de compost de bonne qualité.

Comment s’utilise Olidyn ?
Le mieux pour le jardinier, c’est d’épandre les granulés dès le printemps, puis une fois chaque mois et d’arroser ou pulvériser le liquide tout le reste de la saison, à peu près tous les 15 jours. Ça, c’est l’idéal. Dans la réalité, on sait bien que le jardinier amateur épand et pulvérise… quand il y pense ! Ce qui n’empêche pas les résultats d’être bons. Voici une information utile aux vrais amoureux de leur jardin : en été, c’est vers trois heures du matin qu’il est conseillé de pulvériser… Mais tôt le matin ou en soirée fera aussi l’affaire.

Quelle différence y a-t-il entre les granulés et les liquides ?
De manière simpliste, les granulés sont faits pour nourrir et enrichir le sol : terre, tourbe, substrat, etc… Ils ont un intérêt sur le moyen et le long terme. Les liquides ont une action plus directe sur la plante : par les racines, avec l’arrosage, ou par pulvérisation, sur les deux faces (supérieures et inférieures) des feuilles. Les liquides agissent sur les sèves.

En liquides, vous proposez plusieurs formulations, pour différentes plantes. En quoi diffèrent-elles ?
Les bases sont communes, mais on a spécialisé la gamme, en fonction de quatre grandes familles de plantes, lesquelles peuvent d’ailleurs être surprenantes : celle du rosier, par exemple, est proche de celle de l’arbre fruitier. Mais pour l’utilisateur, connaître ces classifications n’est pas utile, tout a été regroupé en fonction de l’usage. Notons toutefois que ces classifications ne sont pas artificielles et ne relèvent pas du marketing. Contrairement à beaucoup de gammes traditionnelles où les différences de formulations sont très minimes entre les produits, puisque toujours centrées sur le fameux NPK.

Un conseil de professionnel pour terminer ?
Le paillage ! Il permet d’éviter de bêcher et de biner.

Si vous aviez à citer un livre, un disque et un tableau ?
La vie secrète des plantes et La vie secrète du sol de Peter Tompkins et Christopher Bird. Deux petites merveilles, mais hélas, ces livres sont aujourd’hui épuisés. Alors, je citerais plutôt Le vélo, le mur et le citoyen de Jacques Testard, aux éditions Belin.
– Le disque serait la bande originale du film “Le dernier des Mohicans”, signée Trevor Jones et Randy Edelman. – J’ai une belle aquarelle à la maison. Une rivière, avec de la brume… Je l’ai aperçue chez un ami architecte qui avait fait une petite galerie dans son bureau. J’ai tout de suite souhaité l’acquérir ! Il s’agit de “Aube sur l’Ouvèze”, d’une peintre belge nommée “Moun”.

Engrais liquides 600 ml : légumes, fraisiers, plantes aromatiques – Tomates, potimarrons, melons, aubergines, courgettes, poivrons – Cerisiers, figuiers, poiriers, pommiers – Agrumes, oliviers, kiwis, bambous, kakis, palmiers – Fleurs et plantes grimpantes – Géraniums et plantes à massifs – Rosiers et bougainvilliers, lauriers fleurs.

Seaux granulés 6 kilos : potagers et fruitiers – Gazon – Arbres, arbustes, haies, palmiers, conifères.

Pot granulés 750 g : plantes en pot vertes et fleuries.

Précision : la gamme professionnelle d’Olidyn est commercialisée depuis plus de trente ans sous la marque Tonyx.

Olidyn est en cours de validation ECOFERT, référentiel relatif aux engrais et produits de jardinage. La certification aboutira courant 2008.
Un spécialiste Odilyn sera à votre disposition dans tous les magasins pour vous conseiller : fleurs, plantes en pot, potager, arbres fruitiers…

JM