Cuisiner les protéines végétales

Famille de recette :

Pour s’orienter vers des alternatives végétales, ou simplement varier un peu les plaisirs, suivez le guide !

Les protéines du blé : le seitan

seitan-hiverLe seitan est une préparation issue du gluten de blé, la céréale la plus riche en protéines. Le seitan contient environ 25 % de protéines, soit davantage que le bœuf, ce qui lui vaut son surnom de « viande de blé ». Il s’agit certainement du meilleur substitut végétal à la viande, autant au niveau de la texture (très ferme) que de l’aspect et du goût (prononcé). Essayez donc de réaliser une blanquette en remplaçant simplement la viande par du seitan sans rien changer d’autre à la recette, vous serez peut-être surpris du résultat ! Le seitan gagne également à être mariné, et supporte les cuissons rapides (sauté, grillé) comme les longs mijotages au four ou en cocotte.

Très digeste, il ne peut néanmoins pas être consommé par les personnes intolérantes au gluten.

Voir notre dossier sur le seitan

Toutes nos recettes au seitan

 

Les protéines du soja : tempeh, tofu, soja texturé

Le soja est certainement la source de protéines végétales la plus connue. C’est également la plus variée dans les formes : entre les différentes sortes de tofu (ferme, soyeux, aromatisé aux herbes, au curry, fumé…), le tempeh (nature ou fumé) ou les protéines de soja texturé, on n’a plus que l’embarras du choix !

curry-tofuContrairement au seitan, le célèbre tofu n’a ni l’allure ni le goût qui permettraient de le comparer à la viande. Plutôt fade, il demande à être bien accommodé. Le tempeh, en revanche, est très riche en goût – parfois même un peu trop, lorsqu’on le découvre pour la première fois ! Mais il faut savoir persévérer, car le tempeh contient les mêmes acides aminés que la viande et un pourcentage de protéines quasi identique. Bien cuisiné, son goût de noix et de champignon est vraiment une découverte. N’hésitez pas à le faire mariner, à le paner, à le rôtir… La recette de seitan ci-dessus gagne également à être réalisée avec du tempeh.

Autres cousines du tofu bien souvent négligées : les protéines de soja texturées. Vous savez, ces sachets que l’on trouve au rayon des flocons de céréales, et qui ressemblent un peu à des croquettes pour chien ? Avant que la curiosité me pique – pour les besoins du Sat’Info – à tester ces petites bêtes, je les avais bien sagement laissées dans leur coin. Et pourtant, elles sont extrêmement pratiques car, contrairement au tofu ou au seitan, elles n’ont pas besoin d’être conservées au frais et peuvent se conserver (hermétiquement) pendant des mois. On les a donc toujours sous la main pour les petits plats de dépannage, puisqu’il suffit de les réhydrater dans deux fois leur volume d’eau chaude ou de bouillon de légumes, pour pouvoir ensuite les utiliser. Son aspect rappelant alors celui de la viande hachée, on n’hésitera pas à l’utiliser dans des sauces « bolognaises », des lasagnes, des petits farcis, un Parmentier, ou encore pour confectionner des petits burgers de soja. Comme le tofu, le soja texturé est relativement fade et prend le goût des ingrédients avec lesquels on le cuisine : n’hésitez donc pas à forcer sur les herbes, les épices, le coulis de tomates.

Toutes nos recettes au tofu

Toutes nos recettes aux protéines de soja texturées

 

Mais aussi

Toutes les légumineuses sont riches en protéines végétales (lentilles, pois, haricots…).
Voir à ce sujet notre dossier sur les légumineuses.

Clea